Sur la Côte d’Azur, les croisières n’amusent plus les collectivités
Gaëlle Cloarec
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MSC Croisières
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Sur la Côte d'Azur, les bateaux de croisières continuent de cristalliser les tensions. Dernier épisode en date, la suspension dimanche 13 juillet par le tribunal administratif de Nice d'un arrêté édité quatre jours plus tôt par le président de la Métropole Nice Côte d'Azur qui visait à limiter les escales de navires gros porteurs à Nice et dans la baie de Villefranche. Saisi par le préfet des Alpes-Maritimes, l'institution judiciaire a estimé que Christian Estrosi, également maire de Nice, n'est « pas compétent pour édicter de telles mesures » et que seule la préfecture peut « organiser les entrées, les sorties et les mouvements des navires ».
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Cette ordonnance vient relancer le feuilleton qui oppose les croisiéristes à la Métropole Nice Côte d'Azur depuis janvier. Celle-ci avait alors pris un premier arrêté pour réguler l'activité croisière au nom de l'urgence climatique, de la protection de la biodiversité marine et de la promotion d'un tourisme raisonné, interdisant les navires de plus de 190 mètres et d'une capacité supérieure à 900 passagers dans le port de Nice et la rade de Villefranche-sur-Mer. En mars, face à l'ire des professionnels qui estimaient les pertes à 23 millions d'euros en deux ans, la collectivité rétropédalait pour établir de nouveaux seuils restrictifs à 65 escales par an et 2 500 passagers maximum pour Villefranche, 450 passagers pour Nice. Des seuils désormais retoqués qui soulignent la difficile gestion des escales, du mouillage jusqu'au débarquement des passagers. Celles-ci relevant de compétences partagées entre l'Etat, la Métropole et le Département.
Gaëlle Cloarec