A Nice, l’arrêté anti-croisière se heurte à la riposte du monde économique
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
MSC Croisières
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Est-ce « un retour à la raison », comme le suggère le président de l'Union maritimes des Alpes-Maritimes, Nicolas Plumion, ou la volonté de calmer la grogne du monde économique face à une décision qu'ils sont nombreux à considérer comme hasardeuse, tant sur la forme que sur le fond ? Quoi qu'il en soit, Christian Estrosi fait marche arrière. Après cinq semaines de tensions et de débats, le président de la métropole Nice Côte d'Azur revient sur l'interdiction signée le 24 janvier des bateaux de croisière de grande capacité (+ de 900 passagers) dans les ports de Villefranche et Nice et propose une nouvelle « solution » d'accueil des navires, soumise à l'examen du conseil portuaire du 7 mars.
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Une bonne nouvelle pour les professionnels du secteur qui sont montés au créneau, dénonçant l'absence de toute discussion. De Nice à Marseille, les syndicats patronaux ont multiplié les déclarations communes, demandant un retrait de l'arrêté pour les uns, un moratoire pour les autres, tous partageant un même sentiment : celui d'une décision prise à la légère, sans concertation aucune, faisant fi des avancées environnementales de la filière, matérialisées par la charte d'engagement croisière durable en Méditerranée signée par ladite métropole en décembre 2024, et des impacts économiques d'un tel arrêté sur le territoire azuréen, régional et même national.
Gaëlle Cloarec