C'est une petite molécule chimique qui suscite beaucoup d'espoir. Son nom : RCT002. Sa vocation : bloquer les facteurs clés de résistance au traitement dans les maladies de la rétine. Parmi elles, l'insidieuse maculopathie radique. « Elle peut intervenir de 6 mois à 5 ans après la radiothérapie de tumeurs oculaires ou proches de l'œil, dans le cadre de traitements contre le cancer de l'œil, de la tête, du cerveau et du cou, et induire une perte de la vision qui peut aller jusqu'à la cécité complète, voire l'énucléation sur le long terme pour cause de douleur », explique Maeva Dufies, directrice scientifique de Roca Therapeutics. Longtemps considérée comme un malheureux effet secondaire, elle vient d'être reconnue par l'Agence européenne du médicament comme une maladie à part entière. Un changement de statut réglementaire qui a tout d'un tremplin pour le spin-off de l'Université Côte d'Azur dont la solution thérapeutique dédiée vient, de ce fait, d'obtenir la désignation de médicament orphelin.