Biotech : Innate Pharma continue de se rapprocher de l'industrie
Maëva Gardet-Pizzo
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Faire équipe avec le système immunitaire pour l'aider à combattre le cancer, telle est l'approche proposée par les immunothérapies nées à la fin du XIXe siècle. Issues de la recherche fondamentale, ces thérapies, qui permettent d'obtenir des guérisons totales chez 20% à 30% des malades de cancers, sont portées jusqu'au chevet des patients par des centaines d'entreprises internationales.
Parmi elles, la biotech Innate Pharma (180 salariés) fondée en 1999 à Marseille. Dans son portefeuille d'innovations, différents actifs se trouvent à des stades de développement plus ou moins avancés et reposent sur des mécanismes d'action différenciant.
Parmi les actifs dont le stade de développement est le plus avancé à ce jour : monalizumab, un anticorps inhibiteur de point de contrôle immunitaire porté avec AstraZeneca en phase 3, dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules. « Nous attendons des résultats pour 2026 au plus tard », assure Yanis Morel, vice-président exécutif et directeur des opérations. Des résultats qui, s'ils sont positifs, ouvriraient pour la première fois les portes de la commercialisation pour la biotech. « En 2024, notre essai a fait l'objet d'une analyse intérimaire qui a validé sa poursuite, ce qui est bon signe ».
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Friande des partenariats avec les grands noms de l'industrie pharmaceutique (AstraZeneca mais aussi Sanofi, notamment) qui lui permettent de se financer sur la durée, Innate Pharma est à la recherche d'un industriel à même d'accompagner l'entrée en phase 3 de lacutamab pour les patients atteints de formes avancées de lymphomes à cellules T, puis de « prendre en main la commercialisation ».
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