Bientôt un chèque télétravail de 600 euros pour prendre en charge des frais ?

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un forfait télétravail est à l'étude.
CHRISTIAN HARTMANN

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un forfait télétravail est à l'étude.
CHRISTIAN HARTMANN
Il ne reste plus qu'à trouver une date pour que la proposition de loi (PPL) puisse être discutée et adoptée. Dans le calendrier de cette fin de mandature, c'est, sans aucun doute, le plus difficile, selon Fréderique Lardet, députée d'Annecy (LREM), à l'origine de ce texte, rédigé et déposé. Ce texte propose la mise en place d'un dispositif qui permettrait à l'employeur de prendre en charge tout ou partie des frais générés par l'exercice du travail de ses salariés, en télétravail.
A l'heure où le gouvernement se penche sur de nouvelles mesures pour stopper l'épidémie, ce forfait télétravail ne manquera pas d'intéresser les entreprises mais aussi les salariés. Car cette prise en charge prendrait la forme d'une allocation forfaitaire annuelle pouvant aller jusqu'à 600 euros, défiscalisée et exonérée de charges sociales, pour la société.
Avec ce « forfait télétravail », l'employeur délivrerait une solution de paiements, - type carte de tickets restaurant - dématérialisée et prépayée. L'employeur pourrait recharger tous les mois la carte et avec, le salarié, pourrait procéder au règlement des frais engagés dans le cadre du télétravail. De quoi couvrir à la fois les dépenses avancées chez soi - pour payer, par exemple, l'électricité ou les forfaits téléphoniques et Internet -, ainsi que celles induites par l'accès aux espaces de coworking, tiers-lieux etc. L'objectif de ce dispositif est une simplification administrative.
À lire également
Et Fréderique Lardet de préciser : « On veut aussi donner la possibilité à tous les salariés de télétravailler dans de bonnes conditions et dans un environnement sécurisé ». La volonté d'équité entre les employés et cadres des grandes et des petites entreprises est présente et affirmée. Car selon la députée, « souvent, sur la question du télétravail, les salariés des grands groupes sont mieux lotis que ceux des TPE ».
Fanny Guinochet