Assises de la fiscalité au Maroc : l'ordre des experts-comptables dévoile son plaidoyer
La Tribune Afrique

Comptabilité comptables calculs statistiques fiscalité impôts impots taxes
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Alors que les Assises nationales de la fiscalité se tiendront les 3 et 4 mai 2019, l'ordre des Experts-comptables (OEC) a déjà rendu public ses recommandations. Celles-ci portées par un comité ad hoc de 13 experts coordonné par Mohamed Boumesmar, sont orientées sur les pratiques professionnelles avec des constats établit et des actions concrètes proposées.
Les constats décrivent le contexte des intervenants dans la fiscalité marocaine et relèvent un certain nombre de lacunes dans les pratiques.
La même source relève que dans le secteur privé, les appels d'offre d'audit n'affichent pas « en toute transparence la dégradation phénoménale » des honoraires d'audit. Aussi le comité ad hoc de l'OEC ajoute que sur le terrain la Norme « Budget-Temps » n'est pas respectée et que plusieurs partenaires ignorent jusqu'à son existence, « ce qui montre la nécessité d'un travail de allergie continu et ciblé ».
Dans son document, l'OEC a retenu des actions à mener. Ainsi, recommande-t-il la création d'un Observatoire sur les pratiques professionnelles, l'adresse de lettres circulaires de sensibilisation (2 à 3 fois/an), la multiplication des Séminaires de sensibilisation vis-à-vis des confrères, l'édition d'un livret de communication et de déontologie mieux marqueté et distribué à une large échelle, d'encourager les forums d'échange intra- et interprofessionnels en particulier avec les avocats, juges, créanciers, Autorités de régulation (veille sur les diligences et les risques) et de veiller à la communication externe.
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En matière de décision à prendre, l'OEC recommande entre autres, la « demande d'ajout d'une Mention dans les termes de référence de la mission d'audit au sein des établissements publics (DEPP) et dans les lettres de mission auprès des entreprises privées », les « procédures et décisions rapides à prendre contre les situations ''graves'' déjà révélées par le Contrôle Qualité » et la « Mise en place d'une nouvelle Attestation Ordinale (qui remplace l'attestation d'inscription) ».
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