Chômage : la très légère progression au premier trimestre rassure le gouvernement

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
C'est un « ouf » de soulagement pour le gouvernement, face aux chiffres du chômage publiés ce vendredi 16 mai, par l'Insee. Le taux de chômage a très légèrement augmenté, de 0,1 %. « Il y a une relative stabilité du taux de chômage » , souligne Thibaut Guilluy, le directeur général de France Travail, sur BFM. Avant d'ajouter : « On est dans une période d'incertitude très forte mais la dynamique de l'emploi est là. »
Il n'a donc pas de hausse massive du fait de la loi plein-emploi, entrée en vigueur depuis 3 mois, qui instaure une inscription obligatoire et automatique des bénéficiaires du RSA et des jeunes en mission locales sur les listes de France Travail.
C'était pourtant une crainte du gouvernement. Malgré la création de catégories spécifiques pour ces nouveaux demandeurs d'emploi (catégories F et G), l'exécutif pouvait s'attendre à une hausse mécanique du taux de chômage.
Ce n'est donc pas le cas, selon l'Insee, qui précise que « l'impact est peu significatif, autrement dit, ce ne sont pas les jeunes et bénéficiaires du RSA qui expliquent cette légère remontée du chômage ».
Comme l'a souligné Astrid Panosyan Bouvet, ce vendredi, sur France Info, l'explication tient plutôt à la hausse de 18 % des inscriptions du fait des licenciements, en lien avec la multiplication des plans sociaux de ces derniers mois et la poursuite des défaillances d'entreprise.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Le nombre de personnes sans emploi, qui recherchent un poste, et sont immédiatement disponibles sur le marché du travail a ainsi augmenté de 64 000 nouveaux par rapport au 4e trimestre 2024, pour atteindre 2,4 millions de personnes, selon l'Insee.
Le taux de chômage des jeunes (15 -24 ans) qui se situe à 19,2 %, augmente de 1,1 % sur un an. Notamment à cause du changement des règles d'assurance-chômage, qui pénalisent les jeunes.
Celui des seniors des plus de 50 ans, en revanche, reste stable sur le trimestre à 4,7 % et baisse de 0,3% sur un an. Des signes encourageants selon la ministre du Travail.
Fanny Guinochet
Population suisse limitée à 10 millions : pourquoi le projet anti-immigration inquiète le monde économique
Finances locales : les petites villes rognent sur leurs réserves pour investir
Collectivités locales : en Savoie, l’évolution démographique pèse déjà sur le bâti scolaire
🔴 Guerre au Moyen-Orient, entreprises chinoises, Le Relais… L'essentiel de l'actualité ce mardi 9 juin