Le nombre d'inscrits à France Travail a flambé à 8,7% en catégorie A au premier trimestre 2025. Hors réforme, la hausse est de 0,8% entre le T4 2024 et le T1 2025.Les mauvais nuages s'accumulent aussi au dessus du marché du travail. Le nombre d'inscrits à France Travail en catégorie A a bondi de 8,7% (+273.000) entre le dernier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025. Il est ainsi passé de 3,1 millions à 3,4 millions. Sur un an, la hausse est encore plus marquée (+12,8%). En prenant en compte les catégories A,B et C tenues de rechercher un emploi, l'augmentation est de 4,5% entre les deux trimestres et 6,4% sur un an.
Comment expliquer un tel bond ? Depuis le premier janvier 2025, les bénéficiaires du RSA sont inscrits automatiquement à France Travail ainsi que les jeunes accompagnés par les missions locales en région (contrat d'engagement jeune) ou en parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (Pacea). Ces changements issus la loi pour le Plein emploi ont provoqué de profonds bouleversements statistiques ces derniers mois.
Hors réforme, une hausse de 0,8% entre le T4 2024 et T1 2025
Hors inscription obligatoire, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A augmente de 0,8% entre le T4 2024 et le T1 2025 . En tenant compte des trois catégories (A,B et C), la hausse est de 1,3% entre les deux trimestres. « Ce sont ces évolutions qui reflètent le mieux la situation conjoncturelle du marché du travail », commente la direction statistique dans son communiqué. Lors de la présentation à la presse, les statisticiens ont bien expliqué « qu'ils étaient conscients des difficultés liées à ces changements ».
En dépit de ces précautions, le sérieux coup de frein de l'économie risque de peser sur le marché du travail. La plupart des instituts de conjoncture tablent sur une remontée du chômage en 2025 et 2026. Dopées aux aides du « quoi qu'il en coûte » et aux subventions massives à l'apprentissage, les entreprises ont embauché à tour de bras pendant quelques années. Mais la guerre commerciale mondiale et le tour de vis budgétaire ont assombri les perspectives d'embauches dans de nombreux secteurs.