Allocation chômage, maladie, RSA, voyage... Ce qui change au 1er avril
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La réforme de l'assurance chômage vise à générer 1.5 milliard d'euros d'économies annuelles en rythme de croisière.
Reuters
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La réforme de l'assurance chômage vise à générer 1.5 milliard d'euros d'économies annuelles en rythme de croisière.
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Plusieurs mesures entrent en vigueur ce 1er avril. Tour d'horizon des principaux changements.
Des règles plus strictes pour les demandeurs d'emploi
L'allocation chômage sera désormais versée sur la base de 30 jours par mois, quelle que soit la durée effective du mois. Cela se traduit par une perte annuelle de 5 à 6 jours d'indemnisation. Par ailleurs, les seuils d'âge pour une indemnisation prolongée sont relevés : le droit à 22,5 mois passe de 53 à 55 ans ; celui à 27 mois, de 55 à 57 ans. La dégressivité de l'allocation pour les hauts revenus ne s'appliquera plus à partir de 55 ans (contre 57 auparavant). Le maintien des droits jusqu'à la retraite suit l'évolution de l'âge légal, jusqu'à 64 ans.
Pour le calcul de l'allocation, les périodes non travaillées prises en compte sont limitées à 70 % du nombre de jours travaillés, contre 75 % auparavant. Pour les saisonniers, la condition d'affiliation est réduite à 5 mois, avec une durée minimale d'indemnisation équivalente. Enfin, un salarié ayant repris un emploi depuis moins de 4 mois (contre 3 précédemment) pourra être réadmis à l'assurance chômage en cas de démission. Les demandeurs d'emploi créant ou reprenant une entreprise ne pourront plus cumuler au-delà de 60 % de leurs droits à l'allocation, sauf en cas de cessation d'activité. Pour les bénéficiaires de l'ARCE, le second versement est désormais conditionné à l'absence de contrat en CDI.
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Des congés maladie moins bien indemnisés
L'Assurance maladie revoit à la baisse l'indemnisation des congés maladie. La mesure, destinée à générer 600 millions d'euros d'économies, ne sera pas immédiatement perceptible pour les salariés couverts par une prévoyance complémentaire. À partir du 1er avril, l'indemnité journalière sera égale à 50 % du salaire brut, plafonnée à 1,4 Smic. Le plafond de versement est donc abaissé à 41,47 euros bruts par jour, contre 53,31 euros auparavant.
Les salariés sans complémentaire - intérimaires, saisonniers, salariés de particuliers employeurs ou en CDD court - seront les plus exposés à cette baisse. Les maladies professionnelles et les accidents du travail ne sont pas concernés, leurs indemnités étant calculées selon d'autres règles.
Le RSA revalorisé
Le Revenu de solidarité active (RSA) est revalorisé de 1,7 % à compter du 1er avril, pour tenir compte de l'inflation. Certains départements dirigés par la droite ou le centre ont toutefois annoncé qu'ils n'appliqueraient pas cette hausse, en protestation contre le manque de compensation financière de l'État. L'Allocation adulte handicapé (AAH) augmente également de 1,7 %, passant de 1 016,05 euros à 1 033,32 euros mensuels pour une personne sans ressources.
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Voyage au Royaume-Uni : une autorisation désormais payante
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À partir du 2 avril, les ressortissants européens devront obtenir une autorisation de voyage (ETA) pour se rendre au Royaume-Uni. La demande s'effectue via l'application "UK ETA" ou sur le site du gouvernement britannique. L'autorisation, liée numériquement au passeport, coûte pour l'instant 10 livres (12 euros), mais son tarif passera à 16 livres dès le 9 avril.
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