Session inaugurale pour le contrat de ville 2015-2020
Amandine Ascensio
Amandine Ascensio
Alors qu'au plan national, une enveloppe de 330 Mds € a été débloquée pour 1 300 quartiers prioritaires, la ville de Montpellier, concernée par 12 de ces quartiers, a mis en route son contrat de ville nouvelle génération. Il s'agit d'un cadre contractuel entre l'État et les collectivités locales définissant une politique de la ville transcrite sur un seul et unique document.
Déterminé au plan intercommunal, ce contrat de ville, prévu sur 2015-2020, vient remplacer les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) et les conventions de rénovation urbaine : la loi du 21 février 2014 oblige les collectivités locales à mettre en place des comités de pilotages dédiés à ces contrats.
À Montpellier, il s'articule autour de 4 collèges d'acteurs, constitués par les partenaires publics, des acteurs économiques, des partenaires de la cohésion sociale et du renouvellement urbain et des représentants des conseils citoyens.
Une gageure, alors que certains quartiers de la ville (classés prioritaires) tombent en ruines sociale et économique. Dans la nouvelle carte géographique des quartiers prioritaires de Montpellier (déterminée par les revenus des ménages), cinq petits nouveaux viennent s'ajouter à ceux déjà existant (Mosson, Petit-Bard...) : Vert Bois, Aiguelongue, Celleneuve, Croix d'Argent, et Pompignane.
Parmi ces problématiques figure le chômage des jeunes vivant dans ces quartiers. Souvent sous-diplômés, il sont touchés par un taux de chômage flirtant avec les 45 % (47 % à la Mosson, 41 % au Pas-du-Loup-Val Croze, 41 % à la Pompignane, 41 % à Près d'Arènes), alors que la ville accuse un taux de chômage de jeunes proche de 25 %. Autre problème repéré, celui du parcours résidentiel :
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Enfin, l'accès à la santé et au droit reste également une piste de travail. Pour le préfet Pierre de Bousquet, la politique de la ville doit être construite pour les gens qui y habitent, mais aussi, et surtout, avec eux.
Le contrat de ville doit travailler sur la capacité de développement économique. Selon le préfet, « les entreprises doivent être mobilisées autour de ces questions ». Une mobilisation qui doit passer notamment par la revitalisation de l'offre commerciale et artisanale, par la diversification des programmes immobiliers grâce à un travail opéré avec les chambres consulaires, les entreprises et les partenaires économiques.
Initialement prévues en décembre 2014, les signatures de contrats de ville auront lieu d'ici au 30 juin prochain, afin de laisser le temps aux collectivités locales d'achever leur négociation avec l'ensemble des partenaires du contrat.
Amandine Ascensio