La Cour des comptes épingle la politique touristique de l'ex-Languedoc-Roussillon

Le Pont du Gard, haut lieu touristique du département et de la région, accueillait ces premières Assises
Site du Pont du Gard

Le Pont du Gard, haut lieu touristique du département et de la région, accueillait ces premières Assises
Site du Pont du Gard
Le rapport annuel de la Cour des comptes rappelle que le territoire de l'ex-Languedoc-Roussillon possède des atouts touristiques majeurs : son climat, sa façade maritime, ses massifs montagneux ou encore son patrimoine historique. En 2015, le tourisme représentait 12,7 % du PIB, soit autant qu'en Provence-Alpes-Côte d'Azur, malgré des différences notables.
Le taux d'occupation moyen des hébergements marchands (42,4 % dans l'ex-LR), est inférieur à la moyenne nationale (44,3 %) et au concurrent PACA (46,2%), en 2015.
Le rapport de la Cour des comptes relève un hébergement hôtelier de "faible qualité et une qualité de services qui ne répond pas aux attentes". Ces facteurs entraîneraient un déficit de "notoriété touristique", les atouts n'étant pas "clairement identifiés et la mise en valeur de l'identité locale insuffisante".
Le tourisme est marqué par une forte saisonnalité, surtout sur le littoral. La Cour observe que c'est une contrainte pour l'emploi touristique, qui varie fortement (5 et 10 %) au cours de l'année.
L'ex-LR est marqué par un fort de chômage, et les politiques publiques, selon le document, "n'ont pas permis de faire progresser les effectifs salariés dans l'hôtellerie restauration".
En 2014, les collectivités territoriales du territoire ont consacré 69 M€ en faveur du fonctionnement touristique et 27 M€ en investissements. Mais le rapport note une défaillance de l'ex-Conseil régional qui n'a pas "assumé son rôle de planification et coordination des actions, à l'égard du tourisme".
La Cour des comptes épingle particulièrement le schéma régional de 2010 à 2015 et une stratégie adoptée en 2011, où le CRT a transféré ses principales compétences à la SEM Sud de France Développement.
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Avec la fusion des deux régions au 1er janvier 2016, les caractéristiques du tourisme ont évolué, avec un tourisme littoral côté L-R et un tourisme hivernal et religieux côté M-P. Un nouveau schéma régional, adopté en juin 2017 met le cap sur l'innovation et prévoit 55 millions de nuitées en cinq ans. Toutefois, "les conditions d'intervention du Conseil régional sont encore à préciser dans un contexte de partage de la compétence tourisme par une multitude d'acteurs institutionnels".
La Cour des comptes préconise de formaliser avec les acteurs de l'emploi des contrats d'objectifs et de moyens pour le schéma régional de formation dédié au tourisme, de gérer directement l'ensemble des aides accordées aux entreprises touristiques et de préciser les objectifs du schéma de juin 2017, pour pouvoir en évaluer les résultats.
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L'État est aussi encouragé à procéder à une évaluation du dispositif de dérogation permettant aux stations touristiques de conserver des compétences touristiques et un office de tourisme communal, dès lors que l'ensemble des dossiers auront été instruits.