Transports scolaires : la Région vise la gratuité en 2021

La Région investit 180 M€ sur les transports scolaires pour la rentrée 2018
Antoine Darnaud – Région Occitanie

La Région investit 180 M€ sur les transports scolaires pour la rentrée 2018
Antoine Darnaud – Région Occitanie
Ayant récupéré le 1er janvier 2018 la compétence sur les transports scolaires transférée par les Conseils départementaux, la Région doit gérer en direct sa 1e rentrée scolaire dans les 13 départements d'Occitanie. Soit un potentiel de 180 000 jeunes, qui doivent s'inscrire pour bénéficier d'une carte transports dans le cadre de liO, le nouveau service public régional des transports officiellement dévoilé en mai.
La Région s'est engagée à maintenir la gratuité dans les départements où elle existait, et à plafonner à 90 € par an cet abonnement dans les autres, soit cinq départements : l'Hérault, l'Aude, la Lozère, l'Aveyron et le Tarn-et-Garonne. L'objectif affiché par Carole Delga, la présidente de Région, est de généraliser, à terme, la gratuité.
Cette nouvelle gamme tarifaire devrait être connue en 2019. Pour la rentrée 2018, ce sont 180 M€ que mobilise la Région sur le transport scolaire.
Cette offre de transports s'inscrit dans le cadre d'un dispositif grâce auquel la Région revendique "la rentrée la moins chère de France". La généralisation de la Carte jeune aux lycéens (232 000 jeunes concernés), incluant notamment la fourniture des manuels scolaires ou les équipements pour les apprentis, représente une aide moyenne de 400 € par jeune : 590 € toutes aides confondues pour une seconde généraliste, 1 400 € pour une première CAP de cuisine en apprentissage, etc.
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De même, la Région poursuit son programme de construction ou rénovation de lycées, présenté en 2017 : les nouveaux établissements de Gignac (34) et Cazères (31) seront livrés en 2020. Le futur lycée de Sommières (30) le sera en 2021, et celui de Cournonterral (34) un an plus tard. Ce plan pluriannuel bénéficie de plus d'un millards d'euros de crédit, "soit un investissement moyen de 1 400 € par élève, contre 800 € sur le plan national", souligne Carole Delga.