À l'occasion de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de relancer la natalité et la création d'un congé de naissance. Un congé mieux rémunéré que l'actuel congé parental, mais dont la durée serait plus courte. Objectif affiché, permettre de mieux équilibrer le partage des tâches au sein du couple à l'arrivée d'un enfant. Les employeurs, eux, sont loin de se réjouir de cette idée. En outre, la question du coût de ce nouveau dispositif va se poser.« Notre France sera plus forte par la relance de la natalité », a asséné le chef de l'Etat, mardi lors de sa conférence de presse. Alors que la France n'a jamais enregistré des niveaux de natalité aussi bas depuis la Seconde Guerre mondiale, le président entend non seulement lancer un grand plan contre l'infertilité, mais aussi proposer un nouveau dispositif : le congé de naissance, en remplacement du congé parental. Les contours restent toutefois à définir. Si l'on se fie à l'idée de l'Elysée, elle est « de débloquer les freins économiques et sociaux au désir d'enfant ».
Un congé plus court que le congé parental
Déjà annoncé en novembre dernier par Aurore Bergé, alors ministre des Solidarités, ce congé de naissance se veut un nouveau droit offert aux parents. Concrètement, il s'agit de leur permettre de réduire - voire de s'arrêter de travailler - pour s'occuper de leur enfant tout en percevant une indemnisation.
Il viendrait remplacer l'actuel congé parental. Ce dernier permet aujourd'hui à un des parents de s'arrêter jusqu'aux trois ans de l'enfant (la durée varie en fonction du nombre d'enfants dans la famille). Dans les faits, ce congé parental, créé en 1977, est très peu utilisé par les pères - moins 1% d'entre eux le prennent. Avec une indemnisation qui ne peut dépasser 429 euros mensuels, il n'encourage pas les hommes - souvent encore mieux payés que leurs compagnes - à y recourir. Reste qu'à peine 14% des femmes s'en saisissent.