Enquête sur la filière cinéma à Toulouse (1/2) : y a t-il un manque de volonté politique ?

Sophie Arutunian
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Cinémathèque de Toulouse : mémoire sur écran noir
Rémi Benoit

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Cinémathèque de Toulouse : mémoire sur écran noir
Rémi Benoit
Quatre longs métrages de cinéma ont été tournés à Toulouse et sa région en 2015 pour 76 jours de tournage (lire encadré : Les longs métrages tournés en 2015). En comptant les documentaires, courts-métrages et films d'animation, un total de 290 jours de tournages a été recensé dans l'ex région Midi-Pyrénées. C'est peu.
"Si on fait la moyenne sur trois ans (selon les chiffres de la revue spécialisée Écran Total), on compte en moyenne 80 jours de tournage de longs métrages par an en Midi-Pyrénées. À titre de comparaison, c'est 160 en Aquitaine, 160 en Languedoc-Roussillon, 420 en Paca. Au-dessus il y a Rhône-Alpes et bien sûr Paris (plus de 1100)", commente Joël Attard, coauteur du livre Clap Sur Midi-Pyrénées (édition Un Autre Reg'Art).
Pourtant, les atouts locaux ne manquent pas : des paysages variés et beaux, un patrimoine historique riche et une filière cinéma qui regorge de compétences : on compte environ 500 techniciens du cinéma en Midi-Pyrénées.
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"Nous avons à Toulouse une formation qualifié et reconnue avec, notamment, l'Université Toulouse Jean-Jaurès et l'ESAV. Le public est très cinéphile (lire encadré Midi-Pyrénées, terre de cinéphiles NDLR), nous avons une multitude de festivals de cinémas, et un riche tissu de sociétés de production. Toulouse dispose également de la 2e cinémathèque de France", indique Natacha Laurent, historienne du cinéma et ex directrice de la Cinémathèque de Toulouse.
Alors, qu'est-ce qui cloche ? Pourquoi Toulouse n'est-elle pas une terre de tournages ? Pourquoi la production de longs métrages constitue l'angle mort de cette filière ?
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