L'industrie de Midi-Pyrénées grippée par la crise avicole

Gael Cérez

Gael Cérez
Avant de publier une enquête de conjoncture commune à l'ensemble de la nouvelle région LRMP à partir de juillet, la Banque de France a présenté ce mercredi matin les résultats de deux enquêtes : pour Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.
Sur l'ancien territoire midi-pyrénéen, la dynamique économique a été favorable au mois d'avril avec "un bémol pour le secteur agroalimentaire qui subi un repli d'activité dans la transformation des viandes dans la filière palmipède". Selon la Banque de France, les entreprises les plus impactées se trouvent dans le Lot, le Gers, et dans une moindre mesure en Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées.
"Cela a entraîné un fléchissement de l'ensemble de l'activité industrielle en Midi-Pyrénées", analyse la Banque de France. À l'inverse, en Languedoc-Roussillon, ce sont les produits agroalimentaires qui ont tiré le secteur industriel vers le haut au mois d'avril.
"En Midi-Pyrénées, l'aéronautique s'est cependant maintenue à un niveau d'activité assez élevé, même si on n'est pas encore à ce qui était annoncé. Les hélicoptères et l'aviation d'affaires ont une activité moins importante qu'attendue. La montée en cadence de l'A320neo va influer positivement sur l'industrie régionale. La croissance assez soutenue se fera sentir en 2017", complète la Banque de France.
Dans le secteur des services marchands, la tendance à la hausse se poursuit en Midi-Pyrénées. Le travail temporaire et les services informatiques s'opposent par leur dynamisme à des secteurs plus en berne comme le transport, l'hébergement et la publicité. En Languedoc-Roussillon, l'ensemble des secteurs progresse, sauf les branches du transport et de la publicité qui connaissent là aussi un net ralentissement.
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Pour Maxime Maury, le directeur régional de la Banque de France, "la croissance est insuffisante mais le cap est bien pris. Il faut l'amplifier par la confiance et les réformes qui engendreront de la croissance."
Au-delà des réformes nécessaires dans "les 4 E" (Emploi, État, Éducation et Entreprise) selon Maxime Maury, celui-ci estime qu'il faut aller plus loin dans l'intégration communautaire européenne :
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"L'union bancaire est presque achevée, mais il nous manque un ministre des Finances européen et une union budgétaire. Il faut mieux coordonner les économies car cette insuffisance nous a fait perdre de 2 à 5 points de croissance depuis 2011."
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