Commerces : y a-t-il un problème dans le quartier Saint-Etienne à Toulouse ?
Léia Hoarau
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Cet été, dans la rue Croix-Baragnon, au cœur du très chic quartier Saint-Étienne de Toulouse, les pancartes 'liquidation totale' ou 'fermeture définitive' sont particulièrement nombreuses. Sur 100 mètres, pas moins de 6 locaux commerciaux montrent des devantures fermées et cadenassées, des arrières boutiques vides et abandonnées. Si cette rue très cotée (et qui propose notamment l'enseigne Louis Vuitton) ne représente qu'une toute petite partie des commerces du centre-ville, elle préoccupe néanmoins ses commerçants, qui appellent à l'aide la municipalité.
Selon les chiffres de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, entre 2010 et 2014 (derniers chiffres communiqués), le nombre de locaux commerciaux dans le centre-ville de Toulouse a baissé : les commerces non alimentaires ont diminué de 3,8 % et le nombre de commerces de services de 7,4 %. Laurent Lopez, gérant de la boutique L'Observatoire (rue des Arts), représentant des commerçants du quartier Saint-Étienne et membre de la fédération commerçante de Toulouse hyper-centre, s'inquiète de ces chiffres.
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Thomas Trocard, gérant depuis 3 ans du magasin L'Iconoclaste, dans la rue Croix-Baragnon, relève un autre problème : "Les parkings sont beaucoup trop chers : si l'on souhaite passer une journée en ville, il faut débourser pas moins d'une vingtaine d'euros ! Du coup, plus personne ne vient. La rue devient sinistrée, il ne se passe plus rien". Même s'il ne regrette pas son installation dans la rue Croix-Baragnon, le commerçant avoue qu'il n'hésiterait pas à déménager sa boutique si l'occasion se présentait.
Léia Hoarau
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