L’Occitanie est la deuxième région d’accueil des Britanniques

Florine Galéron

Florine Galéron
Le Brexit pourrait avoir un retentissement particulier en Occitanie. Dans une étude publiée mercredi 30 octobre, l'Insee révèle l'ampleur de l'influence de nos voisins d'Outre-Manche dans la région.
Leur présence a explosé en trente ans puisque "en 1990, avec environ 6 000 Britanniques, l'Occitanie arrivait seulement en quatrième position, loin derrière l'Île-de-France (23 000) et juste après Provence-Alpes-Côte
-d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes (respectivement 9 000 et 7 000)".
telles que Saint-Antonin-Noble-Val dans le Tarn-et-Garonne, Marciac dans le Gers où ils représentent plus de 5% de la population totale mais aussi l'ouest du Lot ou les Corbières.
De son côté, l'aire urbaine de Toulouse abrite environ 4 000 Britanniques (15 % des ressortissants du Royaume-Uni dans la région), soit bien plus que celle de Montpellier qui en compte un millier.
Sans surprise, parmi les résidents britanniques dans la Ville rose
"5 actifs sur 10 sont des cadres et 3 sur 10 travaillent dans le secteur de la fabrication de matériel de transport", conséquence directe de l'implantation d'Airbus et de la filière aérospatiale.L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Certains Britanniques habitent de manière plus épisodique dans la région. 14 500 résidences secondaires en Occitanie appartiennent à des personnes résidant au Royaume-Uni (3 % des résidences secondaires et 27 % de celles détenues par des résidents à l'étranger).
La forte implantation des natifs d'Outre-Manche est particulièrement prégnante dans le Lot et le Gers, 45 % des résidences secondaires détenues par des étrangers appartiennent à des personnes résidant au Royaume-Uni.
Les habitants du Royaume-Uni représentent également une partie importante du flux de touristes dans la région. En 2018, la fréquentation de la clientèle britannique atteint 554 000 nuitées, soit 12,5 % des nuitées hôtelières de touristes ne résidant pas en France. C'est toutefois moins que l'afflux de touristes venus d'Espagne ou d'Italie.
Pour l'Insee, "une sortie du Royaume-uni de l'Union européenne pourrait avoir un impact sur la venue des touristes britanniques : la circulation des personnes aux frontières serait plus complexe et la livre sterling pourrait perdre de la valeur face à l'euro".
En revanche, "le partenariat économique entre les entreprises de la région et le Royaume-Uni relève essentiellement de la filière aéronautique, mais reste au total assez limité".
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Par ailleurs, en Occitanie, 9 800 salariés travaillent pour une multinationale dont la tête de groupe est au Royaume-Uni. Ils ne représentent que 0,9 % des salariés de la région et travaillent essentiellement en Haute-Garonne (37 %) ou dans l'Hérault (35 %). Ils sont employés dans un peu moins de 500 établissements, souvent de taille restreinte.
Florine Galéron