Un ménage sur dix en vulnérabilité énergétique à Toulouse
Héloïse Thepaut

Les ménages qui se chauffent au fioul sont particulièrement exposés à la vulnérabilité énergétique contrairement à ceux raccordés au gaz naturel.
Pixabay.com - TBIT
Héloïse Thepaut

Les ménages qui se chauffent au fioul sont particulièrement exposés à la vulnérabilité énergétique contrairement à ceux raccordés au gaz naturel.
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94 000. C'est le nombre de ménages en situation de vulnérabilité énergétique dans le Grand Bassin Toulousain, en 2015, selon une étude de l'Insee. Soit 11% des ménages, sur ces six départements d'Occitanie, qui affectent plus de 8 % de leurs ressources au chauffage de leur logement ainsi qu'à la production d'eau chaude sanitaire. Un pourcentage qui s'explique par divers facteurs qui, accumulés, alourdissent la facture énergétique. Parmi eux, l'ancienneté des logements.

Le mode de chauffage est également un facteur important. Les ménages qui se chauffent au fioul sont particulièrement exposés alors que ceux raccordés au gaz naturel sont peu vulnérables. Ce mode de chauffage ayant un coût modéré. Le chauffage électrique, dont le prix reste élevé, est surtout présent dans des logements récents qui ont une meilleure isolation, ce qui limite la consommation d'énergie. Le chauffage urbain est le plus économique. Malgré tout, 17 % des ménages utilisant cette énergie ont des dépenses conséquentes de chauffage, au regard de leur budget.

En plus de la qualité de l'habitat et du mode de chauffage, le profil du ménage explique ce pourcentage de foyers en situation de vulnérabilité énergétique. En effet, les personnes seules sont particulièrement vulnérables puisque deux sur dix ont des dépenses de chauffage qui pèsent fortement dans leur budget. C'est aussi le cas des familles monoparentales qui, comme les personnes seules, n'ont qu'un seul revenu pour payer leurs factures (12 % de familles vulnérables). Les personnes âgées sont également exposées. Après 75 ans, le chauffage impacte le budget de 21 % des ménages et de 31 % des personnes vivant seules.
Malgré tout, avec 13 % de ménages vulnérables sur le plan énergétique, les ménages d'Occitanie sont moins vulnérables sur le plan énergétique que ceux de l'ensemble des régions métropolitaines. Ils sont 13 % contre 15 %. En 2015, les ménages occitans dépensent en moyenne 1 218 euros par an pour se chauffer, soit 200 euros de moins que dans l'ensemble des régions.
Dans la région, la performance énergétique des logements est également meilleure. 15 % des logements sont énergivores (classe F ou G), contre 26 % sur l'ensemble du territoire métropolitain. Et, 28 % sont très économes (classe A, B ou C) contre 19 % au plan national.
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Après le chauffage, c'est le carburant qui pèse le plus dans les dépenses des ménages résidant en France métropolitaine. 10 % des ménages ont des frais très élevés par rapport à leur budget pour leurs trajets en voiture les plus contraints (aller au travail, faire des achats ou accéder à certains services). Au total, 22 % des ménages sont en situation de vulnérabilité énergétique pour l'une ou l'autre de ces consommations, soit 5,9 millions de ménages dans le pays, selon une autre étude de l'Insee.
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