Covid-19 : le loyer des salariés impactés partiellement payé par Action Logement

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
À l'image des collectivités en Occitanie qui se mobilisent pour soutenir les petits commerçants afin de solder leur loyer, en raison d'une activité impactée par la crise sanitaire, d'autres organismes se mobilisent à destination du loyer des particuliers. Plus précisément, c'est bien le paiement des loyers de salariés aux revenus touchés par la crise générée par la Covid-19 qui est visé.
Cette entité publique, gérée de manière paritaire par les organisations patronales et syndicales, aussi bien dans les régions qu'au niveau national, a donc instauré un dispositif dématérialisé permettant de demander une subvention. Celle-ci doit ainsi servir au règlement du loyer de la résidence principale du bénéficiaire.
Si le dispositif pourrait venir en aide à un grand nombre de personnes, il n'est cependant pas ouvert à tous, car celui-ci est régi par un barème maximal de revenus mensuels fixé à 1,5 SMIC. "Il faut également démontrer que vous avez perdu 15% ou plus de vos revenus mensuels pour en bénéficier", ajoute François Magne. Ainsi, Action Logement apporte une subvention de 150 euros par mois, pendant deux mois quand il s'agit d'une baisse des revenus et jusqu'à six mois quand il s'agit d'une perte d'emploi. Une "aubaine" pour le Sud-Ouest où notamment la filière aérospatiale, très présente sur ce territoire, a perdu plusieurs milliers d'emplois ces derniers mois.
À lire également
Sur l'année 2020, déjà plus de 80 000 demandes d'aide au paiement du loyer ont été acceptées, contre une somme totale d'environ 25 millions d'euros à l'échelle nationale. Seulement, étant désormais ouvert aux salariés ayant perdu leur emploi, Action Logement se prépare à débloquer une somme globale de 100 millions d'euros pour ce dispositif. En quelques jours, déjà plusieurs centaines de dossiers nouveaux ont été enregistrés sur le site internet d'Action Logement rien que pour l'Occitanie...
Pierrick Merlet
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire