Ski : comment les stations pyrénéennes s'adaptent au changement climatique

Florine Galéron
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La saison de ski vient vraiment de débuter et le directeur de la station de Luchon Superbagnères estime qu'il a déjà perdu un million d'euros cette saison. "Du jamais-vu depuis 30 ans", pour la société qui affiche plus de 4 millions de chiffre d'affaires annuel.
La faute à un début de saison très peu enneigé. Ainsi, à la fin janvier, Superbagnères n'enregistrait que 20 cm de neige à 1 800 mètres d'altitude contre plus d'un mètre habituellement. "Le réchauffement climatique est aujourd'hui un fait qu'on ne peut pas contester", concède Henri Mauhourat, directeur de la station Grand Tourmalet (Hautes-Pyrénées).
Dans un rapport de la Cour des comptes publié l'an dernier, Météo France estime que, "selon différents modèles, la hausse attendue des températures serait comprise entre 1 et 1,4 degré en 2030, jusqu'à + 3,5 degrés à horizon 2080" et qu'"une hausse de température moyenne de deux degrés ferait perdre jusqu'à un mois d'enneigement en moyenne montagne".
Premières touchées par le changement climatique, les petites stations de basse altitude. Ainsi, Camurac (1 220 mètres d'altitude moyenne), unique station dans l'Aude, "a ouvert moins de 25 jours pendant trois saisons au cours des dix dernières années étant donnée qu'elle ne possédait pas d'équipement d'enneigement artificiel", écrit la Cour des comptes.
Pour les plus grosses stations, la neige de culture permet d'ouvrir sans interruption :
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La station a également mis en place des barrières pour bloquer la neige qui se déplace avec le vent et mesures de balisage contre l'usure des pistes dues à la surfréquentation hivernale. "Ces moyens techniques nous permettent de gagner du temps, quelques années sur le réchauffement climatique", ajoute-t-il.
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Florine Galéron