Pourquoi y a-t-il plus de femmes dirigeantes dans les coopératives ?
Romain Chevalier
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Selon l'Union régionale des Scop de Midi-Pyrénées, les entreprises coopératives seraient plus en avance que les autres en matière de parité homme-femme. À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, l'association met en avant une comparaison sans équivoque : seules 14 % des entreprises françaises sont dirigées par des femmes, alors que ce pourcentage atteint les 25 % dans les Scop. En Midi-Pyrénées, région qui compte 216 entreprises coopératives, le taux atteint même les 27 %. Les raisons : un mode de désignation des dirigeants et une gouvernance plus démocratiques.
Dans les Scop, les dirigeants sont élus. Ce mode de désignation permettrait aux femmes d'avoir autant de chance d'être élues que les hommes. De fait, dans les domaines où les femmes sont plus nombreuses, "les femmes ont beaucoup plus de chance d'être élues à la tête de Scop car le gérant ou la gérante de la Scop est directement nommé dans les effectifs", témoigne Aurélie Ferjoux. La dirigeante de la CIBC du Tarn sait de quoi elle parle. Sa Scop intervient dans l'orientation professionnelle, un domaine où environ deux tiers des personnes accompagnées dans leur changement professionnel sont des femmes.
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Même constat du côté de Fonsorbes, où Leslie Faggiano a été élue à la tête de la Scop Symbiosphère, une fabrique de nichoirs et refuges pour animaux. "Avec mes deux associés, nous pensons que les sociétés coopératives sont attachées à des valeurs fortes de démocratie et d'égalité, observe la gérante. Dans notre entreprise, il n'y aura donc pas de différence de salaire entre les hommes et les femmes comme ce que l'on peut retrouver dans certaines entités."
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