3e ligne de métro : "inquiet", Georges Méric écrit à Jean-Luc Moudenc

Pierrick Merlet

Georges Méric
Rémi Benoit

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Georges Méric
Rémi Benoit
Georges Méric, président du Conseil départemental de Haute-Garonne, a adressé un courrier vendredi 9 septembre à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, au sujet de la ligne de métro TAE (3e ligne) et sur l'interconnexion entre celle-ci et la ligne B. Il en a envoyé une copie au président du SMTC Tisséo, Jean-Michel Lattes, au président du Sicoval, Jacques Oberti, au président de la communauté d'agglomération du Muretain, André Mandement, et au président du SITPRT, Louis Escoula, pour être sûr de se faire entendre.
Dans cette lettre, Georges Méric demande au président de Toulouse Métropole de clarifier les modalités techniques et financières autour de ces deux lignes, pour mettre fin à son inquiétude.
Pour obtenir cet accord politique, le Conseil départemental de Haute-Garonne a dû mettre sur la table 201 millions d'euros sur les 3 821 millions d'euros au total que coûte le Projet Mobilité 2020-2025-2030. "Il a fallu racler les fonds de tiroirs, on a cassé la tirelire pour ce projet alors que les transports en commun ne font pas partie des compétences du Département" assure Georges Méric. Mais, selon lui, le plan de financement du projet présenté à la presse lundi 25 juillet dernier ne correspondrait pas au "contrat" établi entre lui et Jean Luc Moudenc.
"Le 25 juillet, l'interconnexion (qui correspond au prolongement de la ligne B jusqu'à Labège NDLR) a été présentée comme financée exclusivement par l'État, la Région Occitanie, le Département de Haute-Garonne et le Sicoval, sans participation financière du SMTC" rappelle Georges Méric.
Dans son courrier, le président du Département "fait remarquer que cela ne correspond pas aux termes des échanges qu'il a eu avec le président de la Métropole selon lesquels l'enveloppe de 40 M€, initialement programmée par le SMTC pour le projet de téléphérique, serait intégrée dans le financement de l'interconnexion" indique le Département, qui ne souhaite pas dévoiler l'intégralité du courrier.
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Effectivement, sur le document remis à la presse lors de la présentation du 25 juillet, le SMTC Tisséo ne figure pas parmi les financiers de l'interconnexion entre la ligne B et la ligne TAE. "Cela montre un chemin de rupture par rapport à l'accord que nous avons. Jean-Luc Moudenc doit prouver que notre accord est sincère", conclut Georges Méric.
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À ce jour, il n'a pas reçu de réponse à son courrier.
Pierrick Merlet