Pourquoi la classification de l'économie en trois secteurs n'est plus vraiment d'actualité

Florine Galéron
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En 1947, l'économiste anglais Colin Clark établit une théorie de mesure du progrès économique qui deviendra un classique du genre : la classification de l'économie en trois secteurs (primaire pour l'agriculture, secondaire pour l'industrie et tertiaire pour les services).
Et Gabriel Colletis de citer les exemples européens : "L'Allemagne repose son modèle économique sur l'industrie. En France, l'industrie pèse entre 10 et 15 % du PIB. Mais si l'on ajoute les services associés à l'industrie, alors, ce secteur pèse entre 40 et 45 % de l'emploi marchand. Il faut savoir aussi que l'industrie pèse pour 80 % des exportations françaises ou des recettes de R&D."
Le président de la CCI de Toulouse Philippe Robardey le 30 mars en ouverture du forum de l'industrie organisé par la chambre consulaire (Crédit : Rémi Benoit).
Outre la résistance du poids de l'industrie dans la richesse nationale, un autre phénomène bouleverse la traditionnelle classification de l'économie :
Cette transformation est aussi observée dans le secteur du spatial qui voit fleurir de nouveaux acteurs proposant des services de télécommunications ou d'observation de la Terre, offrant ainsi une complémentarité avec les satellites fabriqués par les fleurons de l'industrie. Airbus Defence and Space a par exemple été sélectionné par OneWeb en tant que partenaire industriel pour la conception et la fabrication d'une flotte de plus de 900 microsatellites, pesant chacun moins de 150 kilos, pour une constellation satellitaire destinée à l'internet. Iñaky Garcia-Brotons, directeur du site toulousain d'Airbus DS observe d'ailleurs : "Nous avons désormais tendance à passer d'une offre de services B2B (business to business) à une offre B2C (business to consumer), nos services ne sont plus adressés à une entreprise mais directement à des consommateurs."
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