Un groupe chinois pour la cimenterie régionale ? Carole Delga appelle la directrice de Lafarge

Paul Périé
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Le groupe Lafarge n'en finit pas de faire parler de lui. Mis en cause sur le fonctionnement de son usine en Syrie et de possibles arrangements avec l'État islamique (EI), le cimentier franco-suisse s'était ensuite porté candidat pour la construction du mur "anti-migrants" voulu par Donald Trump. Aujourd'hui, c'est de la cimenterie de Martres-Tolosane (31) qu'il est question.
Lafarge a en effet décidé de supprimer deux vieilles lignes de fabrication de ciment qui ne sont plus aux normes environnementales afin de créer une nouvelle ligne de fabrication. "Un investissement d'environ 100 millions d'euros", selon le président du Ceser Occitanie Jean-Louis Chauzy qui salue "ce choix industriel [...] qui n'a pas été fait en France depuis 30 ans". Une bonne nouvelle également pour l'économie locale, puisque le site emploie 160 personnes et génère près de 1 000 emplois indirects.
"Plusieurs groupes européens étaient en lice et un groupe français tenait la corde pour construire cette nouvelle ligne", selon Jean-Louis Chauzy qui assure avoir appris samedi 6 mai "par des sources industrielles et des salariés du groupe Lafarge qu'un groupe chinois était privilégié".
"Cette décision serait jugée incompréhensible et insupportable...", indique dans un communiqué Jean-Louis Chauzy, qui a alerté Carole Delga le week-end dernier.
Contactée ce matin, la présidente de Région assure comprendre la réaction du président du Ceser. "Comme moi, il est très attaché au développement industriel de notre région et plus généralement à la croissance des entreprises françaises. Je me suis d'ailleurs battu pour que l'investissement du groupe Lafarge se fasse en Occitanie. Et, en tant que présidente de Région, j'ai aidé à la concrétisation de ce dossier, au niveau administratif notamment."
D'autant plus concernée par le dossier que la cimenterie se situe à Martres-Tolosane, la Carole Delga a pris contact avec la directrice générale de Lafarge France Bénédicte de Bonnechose dans la matinée du mardi 9 mai.
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Paul Périé
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