Emmanuel Macron est-il en train d'enterrer la LGV Bordeaux-Toulouse ?

Florine Galéron avec Béatrice Girard

Florine Galéron avec Béatrice Girard
Sous le quinquennat Hollande, l'État a toujours affirmé son soutien au projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse. Même quand l'ancien secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies avait annoncé se consacrer en priorité à la maintenance "des trains du quotidien" et que les nouveaux projets ferroviaires allaient être différés, il avait dans la foulée précisé tout son soutien à l'arrivée d'une ligne à grande vitesse à Toulouse. Changement de ton, ce samedi 1er juillet, avec le nouveau président de la République Emmanuel Macron.
Présent à l'inauguration de la LGV Paris-Rennes, Emmanuel Macron a estimé :
Avant de fustiger :
Emmanuel Macron a ensuite annoncé que ces nouvelles priorités seraient inscrites dans une loi d'orientation des mobilités attendue pour le premier semestre 2018.
L'entourage du président précise que cette disposition s'applique aussi au lancement de travaux pour une ligne à grande vitesse.
Contacté par La Tribune Toulouse pour avoir des précisions ce qu'a voulu dire Emmanuel Macron, l'Élysée reste vague : "
Malgré tout, le cap fixé par Emmanuel Macron fragilise la réalisation de cette nouvelle ligne. Pour rappel, elle doit relier à terme Toulouse à Paris en 3h15 (au lieu de 4h10 actuellement). Mais le financement du projet (estimé à 9,2 milliards d'euros), n'est toujours pas bouclé. Autre difficulté supplémentaire, le tribunal administratif de Bordeaux a choisi le 29 juin dernier d'annuler la déclaration d'utilité publique des aménagements devant être réalisés au sud de Bordeaux. Avec un risque de "contagion" que suppose cette décision, puisque d'autres recours ont été formulés contre les trois autres déclarations d'utilité publique.
Pour autant, les élus toulousains ne veulent pas croire à une remise au cause du projet.
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De son côté, Jean-Luc Moudenc a avancé ce lundi après-midi : "Nous considérons que projet Bordeaux-Toulouse n'est pas un projet nouveau pour une raison simple : quand l'ensemble du projet TGV Sud-Ouest a été mis au point, il a été bien convenu que c'était un Tours-Bordeaux-Toulouse". Le président de Toulouse Métropole a rappelé par ailleurs qu'un rapport commandé par l'État doit être remis dans les prochaines semaines sur le projet. Jean-Luc Moudenc s'est entretenu ce week-end avec la nouvelle ministre des Transports Élisabeth Borne en convenant d'une nouvelle réunion avec les élus locaux au ministère après la publication de ce nouveau rapport .
Florine Galéron avec Béatrice Girard