LGV à Toulouse : l'État tranchera début 2018

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
"J'ai vraiment souhaité venir à Toulouse pour lever les malentendus et dire très clairement : il n'y a pas d'un côté ceux qui souhaiteraient faire avancer les projets et de l'autre à Paris ceux qui voudraient les bloquer", a prévenu Élisabeth Borne ce vendredi 10 novembre à l'occasion d'un déplacement à Toulouse. La ministre des Transports était très attendue par les élus locaux alors que la nouvelle stratégie gouvernementale en matière de transports pourrait remettre en cause la projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse. En inaugurant le 1er juillet dernier la LGV Paris-Rennes, le président de la République avait ainsi affirmé que sa priorité est de se tourner plutôt vers "les transports du quotidien", allant jusqu'à assurer que l'État ne lancera plus de nouveaux grands chantiers de LGV avant l'adoption de la nouvelle loi de programmation sur les mobilités.
Face à la levée de boucliers des élus locaux, le gouvernement a depuis un peu assoupli son message. "J'ai dit aux élus : pause ne veut pas dire remise en cause. Par contre nous avons changé de méthode. Nous voulons sortir des promesses non financées. 36 milliards de lignes nouvelles ont été promises en France. Il faut s'assurer qu'on soutienne des projets réalisables", martèle Élisabeth Borne.
Début septembre, la ministre des Transports a reçu la présidente de Région Carole Delga et le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc pour écouter leurs propositions en vue de boucler le financement (estimé à 9,2 milliards d'euros). Les élus proposent de dupliquer le modèle de financement mis au point pour le Grand Paris avec notamment une écotaxe et une taxe sur l'immobilier de bureaux. "60% du financement de LGV pourrait être assuré via ces financements innovants", assure aujourd'hui Carole Delga qui a commandé une étude d'un cabinet indépendant pour évaluer ces propositions.
À lire également
Ces garanties suffiront-elles ? "Je peux confirmer que le gouvernement est tout à fait ouvert aux modalités de financement innovantes comme cela a été le cas pour le Grand Paris pour les autres Régions qui le souhaitent", concède la ministre avant d'ajouter que les propositions des élus du Sud-Ouest constituent "un point positif dans la réalisation du projet". "Nous allons continuer à travailler sur ces propositions de façon à ce que le projet puisse être pris en compte dans la loi de programmation sur les infrastructures que je présenterai au tout début d'année 2018", poursuit-elle.
Florine Galéron
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire