Logements vacants : quelles sont les villes les plus concernées en Occitanie ?

Florine Galéron

Florine Galéron
Malgré une croissance économique importante, l'Occitanie n'échappe pas au phénomène des logements vacants. D'après une étude de l'Insee publiée le 26 juin dernier, 75 100 logements de ce type sont recensés sur les 50 aires urbaines les plus touchées de la région. L'institut de statistiques relève que les villes concernées sont de différentes tailles.

Concernant la situation géographique, l'Insee observe que les aires urbaines touchées par les logements vacants "se situent en majorité le long de la chaîne des Pyrénées, dans le Gers, le Tarn-et-Garonne (hors Montauban), le Lot, à l'est de l'aire urbaine de Toulouse, quelques-unes au nord de la Lozère, sur le littoral ou encore l'arrière-pays héraultais". Par ailleurs, "si beaucoup de ces aires sont loin de l'influence des métropoles, ce n'est pas toujours le cas : Castelnaudary ou Pamiers, relativement proches de Toulouse, ou encore Ganges ou Lodève, proches de Montpellier cumulent un taux de vacance élevé et une forte progression du nombre de logements vacants au cours des dernières années".
Dans le top 5 des villes avec le plus fort taux de logements vacants on trouve : Montréjeau en Haute-Garonne (20,5% de logements concernés), Decazeville dans l'Aveyron (19%), Beaumont-de-Lomagne (17,7%), Vic-Fezensac (17,6%), Souillac (16,4%).
À lire également
Les causes de cette vacance de logements sont diverses. "Leur nombre progresse souvent rapidement dans les villes-centres en déprise démographique", remarque l'Insee. Mais les dynamiques de population n'expliquent qu'en partie cette tendance. Certaines villes font face à une recrudescence de logements vacants bien que l'évolution démographique soit positive. Ainsi à Béziers, c'est un indicateur en hausse de 4,4% par an. "Certains de ces logements vétustes et coûteux à rénover sont délaissés au profit de logements neufs, comme le montrent les nombreux programmes immobiliers en cours de réalisation dans une commune suffisamment étendue pour les accueillir", conclut l'étude.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire