Toulouse face au défi climatique

Florine Galéron
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vue toulouse ouest
Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Nous sommes au début du mois d'août 2018 à Toulouse. Il est minuit et il fait encore 30°C dehors, 28°C dans un logement sans climatisation. Dans la journée, le thermomètre grimpe jusqu'à 38°C. La Ville rose suffoque. Malheureusement, ces épisodes de canicule sont appelés à devenir plus intenses et plus réguliers dans les décennies à venir.
Ce programme de recherche a publié une étude montrant que la hausse des températures pourrait atteindre entre 3 et 9°C de plus à Toulouse d'ici 2100, selon des scénarios plus ou moins pessimistes. Les îlots de chaleur seraient responsables d'une aggravation de 1 à 3°C, quand les gaz à effet de serre provoqueraient une hausse du thermomètre de 2 à 6°C. De son côté, le Cerfacs, pôle de recherche de Météo France et du CNRS, a estimé en 2017 que si rien n'est fait, dès 2025, des pics réguliers à 51,6°C sont attendus dans le Sud-Ouest.
Comment la Ville rose se prépare-t-elle à ces bouleversements ? Dans son rapport annuel sur le développement durable, Toulouse Métropole met en avant en premier lieu des avancées en matière de transition énergétique avec plusieurs projets de centrales solaires.
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La marché d'intérêt national, le "Rungis" toulousain, accueille sur ses toits depuis mars dernier 6 000 panneaux, en mesure de fournir deux gigawatts heure, l'équivalent de 800 foyers alimentés en électricité. De même, une friche de l'usine pétrochimique AZF, qui a explosé en 2001, va devenir un parc photovoltaïque de 19 hectares capable de produire 21 gigawatts heure par an, soit l'équivalent de la principale centrale hydroélectrique municipale installée sur l'Île du Ramier. Cet ouvrage, qui doit entrer en service fin 2019, fournirait l'équivalent de 75% de l'énergie nécessaire à l'éclairage public de la ville. D'autres bâtiments publics vont suivre : le parking du futur Parc des expositions, la médiathèque José Cabanis et la station d'épuration de Castelginest.
Florine Galéron