Après le vide, Lourdes en quête d'un miracle économique. Reportage

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Sanctuaire de Lourdes a terminé l'année 2020 avec un déficit d'exploitation important.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Sanctuaire de Lourdes a terminé l'année 2020 avec un déficit d'exploitation important.
Rémi Benoit
Malgré un soleil radieux, les rues sont désespérément vides dans la capitale religieuse française. Seul l'artisan confiseur-chocolatier du coin connaît un certain afflux à quelques jours des fêtes de Pâques. Pour le reste, la majorité des commerces en tout genre de Lourdes (Hautes-Pyrénées) ont leurs rideaux de fer tirés vers le bas et cette suite uniforme de gris est parfois chamboulée par une pancarte "À VENDRE". Pourtant, cette fête religieuse associée à la dégustation de chocolats est un rendez-vous incontournable pour la cité, pour laquelle pèlerins du monde entier comme touristes s'y pressent afin d'y passer quelques jours. Mais depuis 12 mois et l'émergence d'une pandémie mondiale liée à la Covid-19, plus rien n'est comme avant.

Neuf commerces sur dix sont fermés à Lourdes, par manque de fréquentation (Crédits : Rémi Benoit).
À lire également
"Entre la crainte des gens et les mesures sanitaires, nos hôtels ont dénombré 90% des nuitées annulées en 2020", fait savoir Thierry Lavit, le nouveau maire de Lourdes (sans étiquette). "Après une année 2020 compliquée, avec tout de même 800 groupes accueillis, nous avons 95% des pèlerinages prévus en 2021 qui sont annulés. Mais nous espérons une reprise de l'activité dès le mois de juin voire juillet. La clé réside dans la vaccination de la population mondiale", ajoute Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur du Sanctuaire qui fait la réputation mondiale de Lourdes.
Pierrick Merlet