LGV Toulouse-Bordeaux : qui va payer et combien ? Les entreprises aussi sollicitées

Pierrick Merlet
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Pas moins de 10,3 milliards d'euros. Ce n'est pas une réduction d'impôts à l'égard des entreprises annoncée fraîchement par le gouvernement Castex, mais plutôt l'addition finale de la LGV entre Toulouse et Bordeaux, aussi surnommée par l'acronyme GPSO.
Après une période de fortes tensions entre Paris et les collectivités locales d'Occitanie, très volontaristes à l'égard de ce projet, l'État s'est engagé à apporter 4,1 milliards d'euros au projet par l'intermédiaire d'un courrier du Premier ministre Jean Castex en avril dernier, soit 40% de la facture totale. L'Europe, qui voit une opportunité de renforcer son réseau ferroviaire à grande vitesse notamment à destination de l'Espagne, serait prête à financer quant à elle 20%, soit 2,05 milliards d'euros.
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Reste à la charge des collectivités locales concernées par le tracé les 40% restants, aussi bien en région Occitanie, que Nouvelle-Aquitaine. Mais elles n'ont pas beaucoup de temps devant elles pour s'accorder sur le financement. La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM), qui juge ce projet prioritaire et structurant pour le pays, laisse jusqu'en avril 2022 pour créer la société de financement dédiée, à l'image de ce qu'il s'est fait pour le projet du Grand Paris Express par le passé.
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