Décroissance, mondialisation heureuse voire démondialisation heureuse ou encore croissance verte... dans les débats publics, les termes ne manquent pas pour définir le développement économique idéal face au sujet climatique. Et pour certains le temps presse selon eux.
« Après cet été terrible et dramatique, marquée par une sécheresse inédite et des incendies importants, ça y est, nous sommes face à cette crise climatique. La bascule vient de se faire », juge Agnès Langevine, vice-présidente du conseil régional d'Occitanie en charge du Climat et de l'Habitat durable.
Du côté du monde de l'entreprise, certains partagent un constat similaire. « Il faut arrêter de se mentir à dire que nous allons trouver une solution, notamment technologique. On est dans le changement climatique et on est dans le dur. Il faut arrêter le constat gentil, il faut agir. Ce n'est pas une option, c'est une obligation », lance Alix Roumagnac, le président de Prédict Services, spécialisée sur la prévention et la gestion des aléas climatiques. « Dans les entreprises, et au sein du Medef, ce constat, nous le partageons tous », assure Sophie Garcia, la présidente du Medef en Occitanie et membre du bureau national de l'organisation patronale.
Cet état de fait, les décideurs locaux l'ont tous unanimement partagé et validé lors de l'université d'été « The Village », organisée par La Tribune à Frontignan (Hérault) les 26 et 27 août. Cet événement, qui a réuni près de 200 participants, dont des entreprises et organisations de toutes tailles, était d'ailleurs consacré à la « démondialisation heureuse» et sa potentielle concrétisation.