Autoroute A69 : la justice valide la poursuite des travaux

Florine Galéron
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La tribunal administratif de Toulouse se prononcera fin février sur le fond du dossier.
Rémi Benoit

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La tribunal administratif de Toulouse se prononcera fin février sur le fond du dossier.
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Nouvelle déception pour les opposants à l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Le juge des référés a rejeté ce mardi leur demande de suspendre en urgence les travaux jusqu'à ce que la justice se soit prononcée sur le fond du projet.
Le juge des référés considère que « l'urgence à geler leur avancement n'est pas démontrée ».
« Compte tenu du fait que la demande d'annulation de l'A69 sera jugée « au fond » le mois prochain, le juge des référés estime que l'impact de la poursuite du chantier, dans ce court laps de temps, demeurera très limité. Les impacts environnementaux ont d'ores et déjà été produits à l'échelle globale du chantier, et son calendrier d'exécution témoigne que les défrichements résiduels devant encore être réalisés n'interviendront qu'à compter de mi-février 2025. Quant aux opérations plus importantes, notamment de dérivation et comblement de différents cours d'eau, elles seront, pour l'essentiel, entreprises à une date postérieure à la mi-février 2025, ou s'étendront sur plusieurs mois à compter du mois prochain », fait savoir le tribunal dans un communiqué.
Par ailleurs, le juge a considéré qu'« au regard des délais nécessaires pour exécuter une interruption effective des travaux en cours, nécessitant notamment des mesures juridiques et matérielles de fermeture et de sécurisation du chantier, une suspension prononcée en urgence aurait, de toute manière, eu des effets à une date avoisinant celle de l'audience du mois de février prochain ».
Thomas Digard, membre du collectif La voie est libre dénonce « le cynisme » de la décision de justice : « Dans tous les cas, les travaux impactants les cours d'eau seront réalisés avant l'audience au fond et à cette dernière on nous dira qu'il n'y a plus de travaux » ayant un impact sur l'environnement.
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Fin novembre, la rapporteure publique a estimé qu'il n'existe pas de « raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) » justifiant la construction de l'autoroute A69 Toulouse-Castres. Lors de l'examen du fond du dossier par le tribunal administratif de Toulouse, la magistrate indépendante, dont les avis sont souvent suivis, a demandé « l'annulation dans leur intégralité des autorisations environnementales ».
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