Pourquoi la coopérative, ça marche aussi dans le bâtiment (et attire même les architectes)
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Le modèle entrepreneurial alternatif des coopératives d'activité et d'emploi (CAE) a séduit plus de 12.000 entrepreneurs en France. C'est à Sète, dans l'Hérault, qu'ils sont réunis depuis le 18 jusqu'au 20 septembre, pour les 4e grandes rencontres nationales des CAE. L'Occitanie est d'ailleurs la deuxième région, après Auvergne-Rhône-Alpes, à regrouper le plus grand nombre de CAE et entrepreneurs salariés, soit 20 CAE et 1.887 entrepreneurs.
Les CAE rassemblent des professionnels de métiers différents souhaitant développer leur activité dans un cadre collectif, sous contrat d'entrepreneur-salarié-associé (CESA) leur permettant de percevoir un salaire et de bénéficier de la couverture sociale d'un salarié classique. Les co-entrepreneurs de la CAE partagent un outil de travail pour une gestion administrative, fiscale et comptable mutualisée. Si historiquement les CAE étaient généralistes, certaines se sont spécialisées. Par exemple dans le bâtiment.
A Montpellier, la CAE Crealead, créée il y a plus de vingt ans, est l'une des plus importantes de France, avec 311 entrepreneurs, 221 associés et 11 millions d'euros de chiffre d'affaires cumulé en 2023. Elle compte cinq pôles d'activités : les métiers du conseil, du coaching et de la communication (160 professionnels), la formation (120 formateurs), le numérique (40 experts), le design (20 designers et créateurs), et le bâtiment (70 entrepreneurs).