La région Occitanie est frappée de manière très inégale par la crise économique. Alors que le chômage est stabilisé sur la plupart des zones littorales, il augmente fortement (en particulier chez les jeunes) à Figeac, Tarbes et Toulouse en raison de la prégnance de la filière aéronautique. Le coup de frein sur le tourisme affecte grandement les bassins d'emploi de Lourdes et d'Agde-Pézenas.
La crise économique a un impact très différent en Occitanie suivant les spécialités de chaque bassin d'emploi. Dans une étude publiée le 26 février dernier, l'Insee identifie quatre territoires particulièrement affectés par la hausse du chômage : Toulouse, Figeac, Tarbes-Lourdes et Agde-Pézenas.
Photo d'illustration (Crédits : Insee)
Impact de la crise sur les zones d'emplois de la région Occitanie. Source : Insee.
Toulouse, Figeac et Tarbes paient leur dépendance à l'aéronautique
Sans surprise, la Ville rose, patrie d'Airbus, voit la demande d'emploi grimper en flèche. Mais au-delà des turbulences rencontrées par le donneur d'ordre et ses sous-traitants, les difficultés du secteur aéronautique ont un impact sur les activités d'ingénierie et de programmation informatique. L'Insee rappelle que ces dernières "sont très dépendantes de l'activité dans l'aéronautique, avec plus d'un salarié sur deux travaillant pour la filière".
Résultat : en l'espace d'un an (entre septembre 2019 et 2020), le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B et C progresse de 20 % dans les métiers de l'industrie et de 40 % dans ceux de l'informatique et des télécommunications, "des hausses deux fois plus fortes qu'au niveau national". Le taux de chômage global, en hausse de 1 point, atteint 9 % au troisième trimestre 2020 à Toulouse.
À Figeac, où est implanté notamment le siège du sous-traitant Figeac Aéro, "la progression du nombre de demandeurs d'emploi y est encore plus forte que sur Toulouse, surtout pour les moins de 26 ans (+ 17 % sur un an, fin septembre, pour les catégories A, B, C)".
Le bassin d'emploi de Tarbes-Lourdes est confronté à une double crise. La première est liée au coup d'arrêt de la construction aéronautique (des plans sociaux ont été annoncés par exemple chez AAA et Daher). La seconde provient du ralentissement de l'activité touristique dans l'un des principaux sites de pèlerinage catholique. Le chômage augmente de plus de 60%, soit quatre fois que la moyenne régionale, en particulier chez les plus de 50 ans.
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