La loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en juillet 2015, fixe l'objectif de 40 % d'électricité d'origine renouvelable à l'horizon 2030 en France. Afin d'éclairer les enjeux d'une part plus importante des énergies renouvelables (EnR) dans la production d'électricité, l'Ademe a réalisé une étude testant différentes hypothèses de mix électrique de sources renouvelables à horizon 2050.
L'étude avait suscité le débat quand avaient « fuités » les premiers éléments en avril dernier. Officiellement dévoilée en octobre 2015, elle a été présentée à l'occasion du salon Energaïa de Montpellier, le 25 novembre.
Aujourd'hui, les EnR représentent 14 % environ de la consommation finale d'énergie en France, avec comme ressources majeures le bois-énergie et l'hydro-électricité, et pèsent 20 % de la consommation d'électricité. Dans ce mix électrique, c'est l'hydraulique qui tient le haut du pavé actuellement (13 % de la consommation), loin devant l'éolien (3 %) et le photovoltaïque (1 %).
Les données 2013 en région Languedoc-Roussillon faisaient état d'une part de 14 % des EnR dans la consommation d'énergie finale régionale, et de 28 % dans la consommation d'électricité régionale.
En Languedoc-Roussillon, le Schéma régional Climat Air Énergie (SRCAE) adopté en 2013 prévoit de faire passer la puissance installée de l'éolien de 532 à 2 000 MW et du photovoltaïque de 541 à 2 000 MW, à horizon 2020.
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Pour le Languedoc-Roussillon, le scénario de référence de l'étude montre une nette prédominance de l'éolien terrestre et du photovoltaïque au sol.
Étant donné cette évolution attendue sur du coût des moyens conventionnels, le surcoût du mix 100 % EnR (qui prend en compte le coût du parc de production, le coût du parc thermique non EnR, le coût du stockage et le coût du réseau) serait seulement de 2 % par rapport à un mix électrique 40 % EnR. Soit 119 €/MWh contre 117 €/MWh.
Les surfaces mobilisées par un tel scénario seraient de 3 % du territoire pour les parcs éoliens terrestres, 0,1 % pour les parcs photovoltaïques au sol, et 0,3 % du domaine public maritime pour les parcs éoliens en mer. Soit 18 500 km2 mobilisés.
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