67 M€, soit une hausse du chiffre d'affaires de plus de 22 % par rapport à 2014 (54,7 M€). Tel est le résultat annoncé par Thierry Conil, président de La Compagnie du Vent (150 salariés, groupe Engie), le 22 mars 2016 pour l'activité de l'année 2015.
Le spécialiste des énergies renouvelables, pionnier en matière de parcs éoliens mais qui s'est aussi diversifié, en 2010, dans le solaire photovoltaïque (grandes installations), affiche un carnet de santé très positif. Outre cette croissance d'activité, l'entreprise annonce également un résultat net consolidé de 10,4 M€ en 2015, quand il était de 8,6 M€ en 2014.
Au 31 décembre 2015, l'entreprise affichait une puissance installée de 450 MW (375 MW éoliens et 75 MWc solaires photovoltaïques). Soit une multiplication par 4,5 en huit ans.
Dans l'éolien, La Compagnie du Vent a mis 74 MW en service en 2015, avec trois parcs dans l'Oise, la Marne et l'Yonne. Elle a également lancé la construction des parcs éoliens de la Plaine du Bois de Falfosse/Les Ramonts en Seine-Maritime (23,5 MW), et poursuit la construction de la 1ère tranche du parc éolien de Cabalas dans l'Hérault (30 MW). Le chantier du parc éolien de la Voie du Moulin (10 MW), en Seine-Maritime, a lui aussi été lancé en 2016.
En 2016 et 2017, La Compagnie du Vent annonce qu'elle va investir quelque 170 M€, avec la construction de sept nouveaux parcs éoliens (+ 100 MW) et deux nouvelles centrales photovoltaïques au sol (+ 24 MW) en France, dont les mises en service sont prévues en 2016 et 2017.
Par ailleurs, l'entreprise poursuit ses ambitions sur l'éolien offshore, avec le projet de Dieppe Le Tréport, retenu par l'État français dans le cadre de l'appel d'offres national de 2014.
La Compagnie du Vent est également mobilisée pour répondre au nouvel appel d'offres national solaire photovoltaïque, qui devrait être lancé au 2e semestre 2016, notamment avec un projet en Corse « comportant une solution innovante de stockage sur batterie. La décision interviendra en 2017 ».
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Le dirigeant annonce également être « en tractation pour ouvrir le capital de nos installations au financement local ». Il s'agit là de financement participatif via des plates-formes de crowdfunding que La Compagnie du Vent est en train de choisir.
Sur la question de l'innovation, l'entreprise annonce avoir identifié trois thématiques phares pour les trois prochaines années : la prédiction à court terme de la production d'une centrale solaire, l'analyse de performance et le stockage de l'énergie.
Ainsi, La Compagnie du Vent développe-t-elle actuellement, en partenariat avec le laboratoire Promes-CNRS, le projet « Rivesaltes Grid » : une plate-forme technologique regroupant trois ombrières solaires de parking du logisticien Charles André, un système de batteries et un véhicule électrique, le tout connecté à des ateliers gérés en autoconsommation.
Le 21 mars, le fondateur de La Compagnie du Vent et aujourd'hui actionnaire minoritaire, Jean-Michel Germa, envoyait à toute la presse un communiqué dans lequel il annonçait avoir refusé l'approbation des comptes de l'entreprise lors de l'assemblée générale du 18 mars, arguant que « la performance actuelle de la société repose essentiellement sur des projets développés avant l'entrée d'Engie au capital, en 2007 », que « les résultants sont décevants » et que « La Compagnie du Vent ne fait que préserver ses parts de marché ».
MAJ du 9/05/16 - Suite à la parution de cet article, Jean-Michel Germa fait valoir son droit de réponse :
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« À la suite de la publication de l'article sur la société La Compagnie du Vent parue dans l'édition du 23 mars 2016, Jean-Michel Germa, son fondateur et actionnaire minoritaire, tient à faire savoir que son action ne vise en aucun cas à "détruire l'entreprise qu'il a fondée", comme Thierry Conil, président de la Compagnie du Vent, le prétend. "Mon action a pour seul but de permettre à la Compagnie du Vent de se développer à la hauteur de son potentiel, ce qui n'est clairement pas le cas aujourd'hui. Depuis des années, son développement est entravé par son actionnaire majoritaire, ENGIE, qui s'est accaparé ses projets les plus porteurs et prometteurs en les transférant à d'autres entités du groupe. Par ailleurs, en totale contradiction avec le Pacte d'actionnaires, ENGIE a refusé de présenter à la LCV les projets développés ailleurs dans le groupe, et s'est opposé aux développements internationaux qui s'imposaient. Je ne peux souscrire à cette stratégie, et c'est pourquoi j'ai refusé d'approuver les comptes de la société. Je ne peux non plus me satisfaire des résultats annoncés, même s'ils sont positifs, car, sans la stratégie de dépérissement menée par ENGIE depuis des années, ce sont plusieurs milliers de Mégawatts supplémentaires qui figureraient aujourd'hui dans le portefeuille d'actifs de LCV. Je souhaite simplement qu'ENGIE respecte les engagements pris il y a 9 ans et s'attache enfin à favoriser le développement de la Compagnie du Vent, raison pour laquelle j'avais accepté l'entrée du Groupe au capital de la société." - Jean-Michel Germa »
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