Choisie comme pôle de l'Agence française de la biodiversité, Montpellier veut en être le siège
Marie Corbel
Marie Corbel
Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, et Philippe Saurel, le maire et président de la Métropole de Montpellier, ont tous deux salué, fin décembre, la décision du Ministère de l'Environnement de retenir Montpellier (le lieu précis n'est pas encore défini) parmi les trois pôles nationaux de la nouvelle agence pour la biodiversité (AFB).
Signé le 23 décembre, le décret rendant opérationnelle l'AFB est paru le 27 décembre au Journal officiel. Ce nouvel établissement public est issu de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité. Il s'organise autour de trois pôles nationaux : à Brest (29), Montpellier (34) et Vincennes (94).
Destinée à être le fer de lance de la protection de la faune et la flore sur le territoire national, l'AFB réunit dans une même structure quatre établissements publics préexistants : l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), l'Agence des aires marines protégées, l'Atelier technique des espaces naturels (Aten) et les Parcs nationaux de France (PNF).
À l'heure actuelle, le siège de l'AFB n'est pas encore défini : il sera fixé prochainement par arrêté du ministre chargé de l'environnement. Mais déjà des voix régionales se font entendre afin que le pôle montpelliérain accueille ce siège. La ville est déjà le centre administratif des PNF et de l'Aten.
L'appel est également relayé par Philippe Saurel :
Le vœu formulé par les élus locaux ne sera pas obligatoirement satisfait si l'on en croit la députée de l'Hérault, Anne-Yvonne Le Dain. Également rapporteure du projet de Loi Organique sur la Biodiversité, elle évoque la possibilité d'une implantation du siège à Vincennes.
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Dirigée par Christophe Aubel, l'AFB regroupera 1 200 fonctionnaires auxquels s'ajouteront « 50 emplois supplémentaires pour la réalisation de ses nouvelles mission », a annoncé par Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, le 23 décembre. L'établissement sera doté d'un budget annuel de 225 M€ (la somme des budgets des établissements publics fusionnés). Néanmoins, celui-ci vient déjà d'être ponctionné de 90 M€ dans le cadre de la loi de finances rectificative.
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