Le 16 juin 2014, la société montpelliéraine Urbasolar, spécialisée dans la conception et l'installation de centrales solaires photovoltaïque, signait sa participation au rachat de deux usines Bosch aux côtés du fabricant de modules Sillia Énergie, à Vénissieux (69) et à Lannion (22), soit respectivement 130 et 44 salariés. Ainsi naissait Sillia VL, fabricant de modules photovoltaïques, cellules mono et polycristallines à haut rendement, avec la volonté de créer un acteur totalement intégré, fait rare dans la filière solaire en France.
Trois ans après quasi jour pour jour, le 14 juin 2017, le dossier se retrouvait à la barre du tribunal de commerce de Lyon. L'entreprise avait été placée en redressement judiciaire en mars dernier.
Deux offres de reprises ont été formulées : Recom Italia, basé à Milan, et le Français FBJB, basé à Chatellerault (86), les deux proposant de ne sauver que le site breton et ses 44 salariés.
Les usines de Vénissieux et Lannion représentaient respectivement une capacité de production de 160 MW et de 60 MW. Au terme de l'accord, Urbasolar s'engageait à se fournir auprès d'elles pour ses projets actuels et futurs, tout en maintenant ses relations avec d'autres fournisseurs.
Selon nos confrères d'Acteurs de l'économie, à Lyon, « le tribunal de commerce s'est donné 24 heures (soit le 15 juin, NDLR) pour rendre son jugement dans le dossier Sillia VL après avoir entendu ce mercredi les deux candidats ayant proposé un plan de reprise pour le site de Lannion, en Bretagne. Dans le même temps il prononcera la liquidation de Sillia VL ouvrant la procédure de licenciement des 130 salariés de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise ».
Mince consolation pour les salariés du site de Vénissieux qui vont se retrouver sans emploi : en 2014, au moment où il cédait son unité photovoltaïque à Sillia, le groupe Bosch avait pris l'engagement, en cas de défaillance du repreneur dans les trois ans suivant la cession, de verser des indemnités supra légales de licenciement à ses 130 anciens salariés. Un engagement qui sera honoré.
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Urbasolar, qui était monté au capital à hauteur de 250 000 €, regrette cet échec non pas tant pour l'investissement perdu, mais plutôt, selon Arnaud Mine, pour l'incapacité à créer un fabricant industriel français pérenne.
À ce jour, Urbasolar emploie 105 salariés. L'entreprise, dont le siège social est à Montpellier, compte aussi des agences à Toulouse, Bordeaux, Paris et Aix-en-Provence.
Elle gère un parc de 200 MW installés (85 % en propre, 15 % pour le compte de tiers) dans 21 pays et annonce quelque 650 MW de projets en cours. Sur le dernier exercice, clos au 30 avril, son chiffre d'affaires était de 74 M€, et les dirigeants projettent d'atteindre les 100 M€ d'ici deux ans, dont 25 à 30 % à l'export.
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MAJ le 15 juin 2017 : Le tribunal de commerce de Lyon a retenu l'offre de Recom Italia pour reprendre les activités de Sillia à Lannion. Le site de Vénissieux, quant à lui, fermera définitivement ses portes, entraînant le licenciement des 130 salariés.
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