Engie Green reste mobilisé sur son projet pilote d’éoliennes flottantes

Jean-Mathieu Kolb, directeur projet EFGL chez Engie Green
Cécile Chaigneau

Jean-Mathieu Kolb, directeur projet EFGL chez Engie Green
Cécile Chaigneau
Les orientations de la PPE, révélées le 28 novembre dernier par le ministre de l'Écologie, prévoient seulement deux fermes commerciales d'éoliennes flottantes en mer, de 250 MW chacune, l'une dans le sud Bretagne en 2021 et l'autre en Méditerranée en 2022. Des annonces qui ont plombé les espoirs des acteurs de la filière en devenir de l'éolien en mer flottant mais aussi déclenché une inquiétude sur les territoires concernés et investis pour soutenir la création de cette filière.
En Occitanie, deux projets de fermes-pilotes sont en cours sur la Méditerranée : celui du consortium EolMed, emmené par l'Héraultais Quadran Energies Marines, au large de Gruissan (11) et le projet EFGL, porté par Engie, EDP Renewables, la Caisse des Dépôts et Eiffage sur la zone de Leucate-Le Barcarès (Aude). Le 3e projet méditerranéen est le projet PGL, porté par EDF-EN sur la zone de Faraman (Bouches-du-Rhône).
Jean-Mathieu Kolb profite du focus donné sur les énergies renouvelables avec le salon Energaïa pour rassurer. Il rappelle le phasage du projet EFGL (180 M€ d'investissement) et confirme les prochaines étapes : les autorisations administratives ont été déposées en avril 2018, le Parc naturel marin du golfe du Lion a émis un avis favorable en juin, l'information locale a été dispensée durant tout l'été dans des permanences (800 personnes touchées), la campagne géotechnique (étude de la nature des sols et définition des propriétés mécaniques et thermiques utiles au dimensionnement des ancres et des câbles de raccordement électriques sur le fond marin) a été menée en août, tout comme la campagne archéologique sous-marine en septembre, sans qu'aucun vestige n'ait été identifié.
Après la signature d'une convention avec le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins en octobre, fixant le cadre de la meilleure cohabitation possible entre le projet et les activités de la pêche des cinq prochaines années, c'est le rapport favorable de la Commission nationale du débat public qui a été rendu en novembre, « confirmant la perception globalement favorable du projet comme un vecteur de nouvelles dynamiques pouvant apporter de la valeur ajoutée au territoire ».
Sur les phases d'études, une quinzaine d'entreprises régionales ont travaillé ou travaillent pour le projet, parmi lesquelles Biotope (Mèze, 34) ou BRL Ingénierie (Nîmes, 30).
Les services de l'Etat sont eux aussi en marche sur la question de l'emploi : en novembre dernier, la Direccte et la Dreal Occitanie ont organisé une réunion afin d'identifier les bassins d'emplois et les compétences.
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