Qu’est venue faire la délégation chinoise invitée par Biotope à Sète ?

La délégation chinoise de Yancheng accueillie à Sète par l'entreprise héraultaise Biotope (ingénierie environnementale)
Biotope

La délégation chinoise de Yancheng accueillie à Sète par l'entreprise héraultaise Biotope (ingénierie environnementale)
Biotope
Jiang Wei, le vice-maire de Yancheng ; Wu Qijiang, le directeur du bureau de préfiguration du site patrimonial de l'Humanité ; Lu Shuai, directeur du service International et des affaires étrangères ; et Wang Jiang, l'adjoint du vice-maire de Yancheng... Toutes ces personnalités composaient la délégation chinoise en provenance de la ville de Yancheng (8 millions d'habitants) et en déplacement à Sète et à Mèze, dans l'Hérault, le 16 février, sur l'invitation de l'entreprise Biotope.
C'est la seconde fois que des partenaires chinois se déplacent chez Biotope, bureau d'études basé à Mèze (34), spécialisé dans l'ingénierie environnementale et implanté en Chine depuis 2012 et via une filiale depuis 2014 à Pékin.
Au programme de cette visite figuraient une lecture du paysage à partir du Mont Saint-Clair, sur les hauteurs de Sète, « pour expliquer comment on veille au développement économique tout en préservant les espaces naturels », mais aussi la découverte des oiseaux de la lagune d'Ingril, ou la découverte de la ville de Sète et ses canaux entre la mer et le bassin de Thau, sans barrages, qui permet d'assurer la migration des poissons (corridors écologiques) et le renouvellement de la masse d'eau.
Ce déplacement s'inscrivait dans le cadre de l'année franco-chinoise de l'environnement, lancée par Emmanuel Macron lors de son dernier déplacement en Chine, afin d'approfondir et élargir la coopération entre les deux pays en faveur de l'environnement et de la lutte contre le changement climatique. Une dynamique dans laquelle la Région Occitanie souhaite s'inscrire.
Elle avait envoyé deux représentants à la rencontre de la délégation chinoise, André Lubrano et Agnès Langevine, respectivement conseiller régional délégué à la Pêche et à l'Aquaculture, et vice-présidente en charge de la Transition écologique et énergétique, de la Biodiversité, de l'Économie circulaire et des Déchets.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Quant à Biotope, elle poursuit ses ambitions en Chine, où elle a signé entre 15 et 20 contrats depuis son implantation. Elle vient de terminer le projet de restauration écologique dans la province du Liaoning, ce qui lui a valu une belle exposition médiatique en décembre dernier.
Le Lac Wolong, une importante zone de halte migratoire de cette province, avait vu disparaître en 2015 tous les oiseaux qui occupaient le site. Grâce au travail mené durant quatre ans par Biotope, en consortium avec plusieurs entreprises françaises et chinoises, il accueille à nouveau aujourd'hui de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs, lui permettant ainsi de prétendre au statut de Zone Humide d'Importance Internationale.
Ce projet-vitrine, Biotope mise dessus pour en développer d'autres, en Chine ou ailleurs en Asie. L'entreprise travaille actuellement avec Veolia pour restaurer une zone humide en sortie d'une usine de traitement des eaux industrielles, et assurera ensuite le suivi de la biodiversité sur ce site.
À lire également
La semaine dernière, Biotope a ainsi signé un contrat au Cambodge pour participer à une mission d'expertise écologique dans le cadre de l'extension d'un aéroport sur une mangrove.
En 2018, Biotope a réalisé un chiffre d'affaires de 18,3 M€ (17,9 M€ en 2017), dont 500 000 € réalisés en Chine.
Éolien en mer : l’impact sur la biodiversité de mieux en mieux documenté
Occitanie–Maroc : « Nos rapports relèvent du long terme et ne sont pas mus par l'opportunisme »
Résilience : comment les entreprises se protègent face aux aléas climatiques
Après les violents incendies de l'été, Carole Delga veut un « plan Marshall » pour l’Aude