Arkolia Énergies dévoile son méga projet Solarzac malgré les oppositions

Panneau solaire
CC by Pixabay

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Spécialisée dans les installations de production d'énergie renouvelable (biomasse, solaire et éolien), Arkolia Énergies porte un projet de parc énergétique de grande envergure, baptisé Solarzac, dans la commune de Le Cros (34), au sein de la Communauté de communes du Lodévois et Larzac. L'entreprise, basée à Mudaison (34), vient d'en dévoiler les caractéristiques dans trois scenarii possibles, mis à l'étude dans le cadre de la procédure de concertation préalable qui s'ouvrait le jour de cette présentation, le 16 avril :
"Il y aurait un quatrième projet possible selon ce qui ressortira du débat public", précise Laurent Bonhomme, président d'Arkolia. Lequel rajoute que les trois scenarii envisagés mobiliseraient, respectivement, des investissements de 200 M€, 300 M€ et 600 M€.
Solarzac serait installé au sein d'une chasse privée de 1 045 ha située dans cette partie sud du Larzac. Depuis l'annonce du projet, de vives oppositions se manifestent localement, au motif notamment que "la zone concernée par cette installation électrique est totalement incluse dans plusieurs sites du réseau européen Natura 2000 se superposant et définis comme tels au titre des deux directives Habitat, Faune flore et oiseaux", selon un communiqué diffusé par l'association Terres de Larzac.
Sur le plan politique, une première motion a été votée, le 21 février, au sein du bureau communautaire (33 élus) de la Communauté de communes du Lodévois et Larzac : ce dernier s'est prononcé contre le projet Solarzac à la majorité, sur quatre griefs. Le conseil communautaire (54 titulaires), quant à lui, n'a pas encore été saisi à ce stade de la concertation.
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Preuve des tensions, la Commission nationale du débat public suit de près l'avancement de la procédure. Un garant a été nommé pour veiller à l'information des populations locales le temps de la concertation, qui se terminera le 27 juillet.
De son côté, Arkolia fait valoir que Solarzac pourrait se traduire par des créations d'emplois (une trentaine pour l'exploitation du parc dans le scénario 3), et par des retombées fiscales variables, là encore, selon la nature du projet retenu. "Ce sera au moins 1,5 M€ dans le scénario 1, dont 50 % iront directement à la Communauté de communes", indique Laurent Bonhomme.
Mais Arkolia, qui pousse à la réalisation du scénario 3, insiste surtout sur le potentiel industriel de ce projet précis. Ce dernier intègre l'approche dite "power to gas", ou conversion d'électricité en gaz : l'électricité non consommée produite par la centrale solaire est convertie en biogaz (gaz hydrogène) par électrolyse de l'eau. Ce gaz vert peut être, ensuite, directement réinjecté dans le réseau de GrDF.
Le procédé "power to gas" implique aussi d'extraire le CO2 de l'air au moyen d'extracteurs. Arkolia explique qu'en cas de validation du scénario, le projet nécessiterait de construire, ailleurs en région, une usine pour la fabrication d'extracteurs, avec 50 emplois supplémentaires à la clef : 2 500 dispositifs de ce type seraient intégrés au seul projet Solarzac.
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La concertation en cours est préalable au processus d'urbanisation du projet Solarzac. À la fin de ce dernier s'ouvrira la phase de l'enquête publique, ce qui situerait la livraison du projet à horizon 2024 "dans le meilleur des cas", selon Laurent Bonhomme.
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