Sol Solidaire : des électrons solaires gratuits pour lutter contre la précarité énergétique

André Joffre, fondateur du bureau d'études Tecsol à Perpignan, est à l'initiative du dispositif Sol Solidaire, en cours de création.
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André Joffre, fondateur du bureau d'études Tecsol à Perpignan, est à l'initiative du dispositif Sol Solidaire, en cours de création.
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Lutter contre la précarité énergétique en attribuant une valeur monétaire solidaire à l'énergie solaire. C'est le concept érigé en principe de base du dispositif Sol Solidaire, en cours de création et présenté le 12 septembre lors de l'Université d'été de l'autoconsommation photovoltaïque organisée par Enerplan à Paris.
A l'initiative de ce projet, André Joffre, fondateur du bureau d'études Tecsol à Perpignan (et président du pôle de compétitivité Derbi). A ses côtés, sont mobilisés Laëtitia Brottier, (vice-présidente d'Enerplan), Emmanuelle Cosse (ancienne ministre du Logement et de l'Habitat durable, membre du COMEX de l'USH), Arnaud Leroy (président de l'ADEME), Christian Le Seach (directeur du développement durable pour le Groupe BPCE) et Sylvie Perrin (avocate associée chez De Gaulle Fleurance et Associés, et fondatrice de la Plateforme Verte).
Ils seront tous membres fondateurs de l'association à but non lucratif "Sol Solidaire", qui est en cours de création. Elle aura pour objet "d'orienter des fonds privés vers le financement de projets solaires de production d'électricité dans le secteur résidentiel social".
André Joffre compte mobiliser la fibre RSE des entreprises pour générer des financements permettant in fine de fournir gracieusement des kilowattheures solaires pour les ménages modestes, afin d'augmenter le reste à vivre de ces derniers. Le fonctionnement est inédit, même s'il repose sur les principes connus du mécénat d'entreprise.
Selon André Joffre, "une installation photovoltaïque coûte environ 1 500 €/logement social". Le dispositif de Sol Solidaire viendra compléter les subventions publiques (environ 1 000 €/logement) en permettant de financer le dernier tiers.
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Le Sol Solidaire, légitimé par une bonne réception du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, devrait être accompagné d'un dispositif de défiscalisation pour les entreprises mécènes, "une baisse d'impôt d'environ 60 % de l'investissement", précise André Joffre.
L'objectif de Sol Solidaire serait d'équiper 20 000 logements par an en vitesse de croisière, à horizon de trois ou quatre ans donc.
Des appels à participations seront lancés prochainement par l'association. Les bailleurs sociaux qui souhaitent participer à ce programme pourront manifester leur intérêt de fournir gratuitement les kilowattheures solaires à leurs locataires.
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