C'est leur métier et donc leur intérêt. Mais c'est aussi un enjeu majeur. Le développement des énergies renouvelables est plus que jamais sur la table des élus, et le cluster Cemater, groupement des professionnels de la filière des énergies renouvelables et construction durable en Occitanie (90 adhérents), présentait le 6 juin, lors de son assemblée générale, les résultats d'une étude qu'il a confiée au cabinet Neoz sur les blocages au développement des énergies renouvelables, notamment dans les documents d'urbanisme.
«Des PLUi (plans locaux d'urbanisme intercommunaux, NDLR) qui sont bloquants, des Scot (schémas de cohérence territoriale, NDLR) qui ne sont pas compatibles, etc., les bureaux d'études qui travaillent sur les documents d'urbanisme ne se rendent pas tous compte des enjeux,fait observer Stéphane Bozzarelli, président de Cemater. Il nous faut travailler en amont avec les élus et les bureaux d'études qui font les documents de planification urbaine, pour accélérer le développement des énergies renouvelables. »
Alors que le pays sort d'un épisode hivernal de crise aigüe de l'énergie et que le contexte international pousse les Etats à travailler leur souveraineté énergétique, le nouveau Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) de l'Occitanie est entré en vigueur en janvier 2023 pour une durée de dix ans. Il prévoit de doubler, d'ici 2030, la puissance installée des énergies renouvelables à raccorder au réseau de transport et de distribution d'électricité, soit 6.800 MW d'énergies renouvelables supplémentaires.
Mais les professionnels de la filière des énergies renouvelables pointent des blocages et des freins encore à l'œuvre, qui viennent contrecarrer les ambitions nationales en la matière.