Partout en France, l’association UFC-Que Choisir alerte sur le niveau préoccupant des pertes d’eau potable. Ce 27 juin, elle publie une étude nationale qualifiant les pertes observées dans les réseaux d’eau partout sur le territoire. Dans l’Hérault, 18,1% d’eau potable disparaît à cause de fuites dans les canalisations, et la situation des réseaux est très diverses selon les villes du département. L’association demande aux pouvoirs publics de mettre en œuvre un véritable plan de rénovation des réseaux.A l'été 2022, le département de l'Hérault avait été placé en situation d'alerte renforcée, entraînant dans certaines zones de fortes restrictions à l'irrigation et aux usages d'eau non prioritaires (arrosage des jardins, lavage des voitures, etc.). Alors que le département fait partie de ceux qui subiront très probablement une nouvelle sécheresse cet été, les associations locales UFC-Que Choisir de l'Hérault épinglent aujourd'hui l'état des réseaux de canalisation qui nuit à la préservation de la précieuse ressource.
« Les climatologues et les hydrologues indiquent que la recharge des nappes phréatiques devrait baisser en moyenne de 10 à 25 % voire même de 30% à 50% dans le sud-ouest »,rappelle en préambule Claude Gaubert, trésorier de l'UFC Que choisir Montpellier, en charge communication et des campagnes nationales, le 27 juin lors d'une conférence de presse sur l'étude nationale publiée ce jour.
Dans le département languedocien, ce sont 18,1% d'eau potable qui sont perdus en raison de fuites de canalisations (près d'un litre sur six), soit un taux de fuite un peu inférieur à la moyenne nationale qui est d'un litre sur cinq perdu (19,9%). Pour être pédagogues, l'UFC-Que Choisir illustre : « Ces pertes représentent chaque année l'équivalent de la consommation en eau de la ville de Montpellier »...
«Dans l'ensemble, les résultats dans l'Hérault sont meilleurs que la moyenne nationale», souligne Claude Gaubert.
Des taux de fuite élevés en zone rurale
18,1% qu'il faut rapporter au taux de fuite maximal réglementaire s'appliquant aux villes et agglomérations dont les services distribuent plus de 1,6 millions de m3 d'eau par an et qui est de 15%, tel que définit en 2012 par le Grenelle de l'environnement.