Energies renouvelables : EDF ENR recrutera 70 à 100 personnes d’ici fin 2024 en Occitanie
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Benjamin DECLAS, P-dg de EDF ENR.
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EDF ENR, filiale du groupe EDF spécialisée dans les solutions de production solaire pour le marché résidentiel et le marché des professionnels, a réalisé un chiffre d'affaires de 310 millions d'euros en 2022, en progression de 89%. Si elle ne donne pas de prévisionnel 2023 précis, une forte croissance à deux chiffres est évoquée... Une activité soutenue par un contexte énergétique favorable et par deux mécanismes : aujourd'hui l'obligation légale de solariser ou végétaliser les toitures des nouveaux bâtiments tertiaires supérieures à 500 m2, et à partir de 2024, la loi d'accélération des énergies renouvelables qui obligera à solariser tous les parkings supérieurs à 1.500 m2 (80 places).
LA TRIBUNE - EDF ENR, filiale du groupe EDF, est spécialisée dans les solutions de production solaire (en autoconsommation ou sous obligation d'achat). Depuis dix-huit mois, le contexte international a mis la pression sur le secteur de l'énergie et sur les prix, une pression qui a des retombées sur vos marchés...
Benjamin DECLAS, P-dg de EDF ENR - Le marché solaire en toiture et ombrières est en effet très dynamique. Le marché annuel global du solaire, qui sera de 3 GW en 2023 - 1,2 GW de centrales au sol, 1,4 GW de panneaux en toitures et ombrières chez les professionnels et environ 500 MW de petits projets en résidentiel -, a enregistré une croissance de +20%. La croissance est portée par le marché résidentiel et les petits projets chez les particuliers, qui va quasiment doubler en 2023 par rapport à l'an dernier : nous avons enregistré 80.000 opérations en 2022, et nous serons entre 130.000 et 160.000 cette année. C'est un marché porté par l'autoconsommation : aujourd'hui 100% des installations sont en autoconsommation sur le marché résidentiel et 30 à 40% sur le marché des professionnels.
Comment EDF ENR est-elle positionnée sur ces deux marchés ?
Sur le marché résidentiel, l'Occitanie représente 12% du marché national en raison d'un bassin de population important autour des deux métropoles régionales. Notre part de marché, 17%, y est un peu plus faible que dans d'autres régions car il y a beaucoup plus d'acteurs et donc une concurrence bien plus forte. On entend beaucoup parler de la fin du bouclier tarifaire qui protège les particuliers et les petites entreprises, le gouvernement prépare l'opinion publique à l'arrêt du soutien de l'Etat, ce qui va entraîner une hausse des factures d'électricité. Donc produire son électricité est une réponse. Sur le segment des entreprises, EDF ENR est à 15% de part de marché. Là aussi, le contexte incite fortement les PME-PMI à s'équiper de moyens de production d'électricité de petite puissance, entre 9 et 100 KW, un marché très dynamique depuis l'an dernier. EDF ENR double ses prises de commandes en BtoB chaque année depuis deux ans, et nous pensons que ce sera encore le cas en 2023 du fait de la nécessité de maîtriser les dépenses énergétiques croissantes pour les entreprises, avec un fort potentiel de développement sur les marchés tertiaires et industriels. Depuis le 1er janvier 2023 et la première échéance de l'application des obligations photovoltaïques adoptées dans le cadre de la loi Climat et Résilience, les acteurs du secteur sont de plus en plus nombreux à franchir le pas, à l'instar de Sodebo - projet de construction du plus grand parc photovoltaïque en autoconsommation de France avec 95.000 m² panneaux installés sur son site unique en Vendée -, de Thales Alenia Space où nous avons réalisé la seconde installation de 5.000 m² d'ombrières photovoltaïques sur son site de Toulouse, ou encore de Sanofi Montpellier pour qui nous avons installé un premier parc photovoltaïque en autoconsommation.