En Méditerranée, 23% du littoral de l'Occitanie est exposé à des risques de submersion marine et d'érosion du trait de côte et, depuis la fin de la mission Racine, près de 50% du littoral sableux est en érosion, la pression démographique, touristique et les activités humaines accélérant le processus. Si les tempêtes en Méditerranée sont moins fréquentes qu'en Atlantique, elles sont en revanche plus impactantes et leur nombre est en constante augmentation.
Pour tenter de protéger les communes du recul du trait de côte et des coups de mer, près de 300 ouvrages ont été érigés (épis, brise-lames, géotubes) au prix de financements conséquents (56 millions de crédits État-Région dans l'Hérault, pour financer des projets comme la mise en valeur du lido de Sète à Marseillan et du lido de Frontignan et la renaturation du petit et grand Travers à La Grande Motte).
Pour autant, cette dynamique défensive ne résout pas tout. Le 29 mars dernier, le Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT) inaugurait l'implantation, à Frontignan, d'un dispositif dédié à l'observation et à la surveillance des plages, mis en place par le centre d'expertise de Suez, Rivages Pro Tech.