Angela Merkel est-elle si "égoïste" que ça ?

La chancelière a fait accepter à son pays des garanties importantes pour « sauver l'euro » et elle s'est exposée à de vives critiques outre-Rhin. Mais sa position actuelle semble aussi guidée d'abord par son intérêt électoral et celui de l'Allemagne.

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Le parti socialiste a finalement dû renoncer à dénoncer « l'intransigeance égoïste » d'Angela Merkel. Le gouvernement, en cette année de célébration du cinquantenaire de la signature du traité de l'Elysée, a refusé la confrontation avec l'Allemagne. Rien n'interdit pourtant de s'interroger sur la réalité de cette « intransigeance égoïste. »

Des garanties considérables

Première constatation : Angela Merkel n'est pas égoïste au point d'avoir refusé toute solidarité avec le reste de la zone euro. Aussi a-t-elle, depuis 2010, accepté de garantir à hauteur de la participation allemande les prêts aux pays en difficulté. A la différence d'un pays comme la Finlande, par exemple, Berlin n'a jamais demandé des gages spécifiques à ses nouveaux créanciers alors qu'elle n'avait aucune obligation à soutenir des pays qui n'avaient pas respecté le traité de Maastricht. En tout, le risque pris par l'Allemagne n'est pas négligeable : c'est le plus élevé de tous les pays de la zone euro (puisque le PIB allemand est le premier de la zone) et s'élève en tout aujourd'hui à plus de 100 milliards d'euros. Et en tout, l'Allemagne a un potentiel de garantie au MES de 120 milliards d'euros supplémentaires.

Un choix très critiqué

Angela Merkel est même allée plus loin en donnant, début août 2012, son feu vert au président de la BCE, Mario Draghi, pour qu'il lance un programme de rachat d'obligations souveraines, le fameux programme OMT, au détriment de la tradition d'orthodoxie monétaire allemande. Pour sa politique de sauvegarde de l'euro « à tout prix », la chancelière a, du reste, essuyé les plus sévères critiques de la part des économistes libéraux allemands qui considèrent que l'Allemagne ne doit pas mettre en jeu sa propre crédibilité pour sauver des pays qui ont « vécu au dessus de leurs moyens » et qu'on ne doit, sous aucun prétexte, monétiser la dette.

De ces critiques est né un mouvement politique, Alternative für Deustchland (AfD), fondé par un économiste, Bernd Lucke, et qui cible surtout la politique européenne de la chancelière. Autrement dit, l'accusation d'égoïsme semble injuste alors même qu'Angela Merkel doit faire face outre-Rhin aux accusations de ceux qui critiquent sa solidarité avec le reste de l'Europe. De même, le terme d'intransigeance semble excessif : la chancelière a fait beaucoup de concessions, sur des éléments qu'elle-même aurait encore jugés inacceptables voici trois ans. Autrement dit, la chancelière a pris bien des risques pour tenir sa doctrine « si l'euro échoue, l'Europe échoue. »

Première erreur : refuser l'échec de la stratégie de dévaluation interne

Ceci étant dit, la politique européenne de l'Allemagne est guidée par ce risque même. Angela Merkel a cherché à ne pas faire payer le contribuable allemand. Elle a, de ce fait, commis nombre d'erreurs. La première a consisté à considérer qu'une politique violente de consolidation budgétaire rapide permettrait de rétablir au plus tôt la crédibilité des pays périphériques et leur compétitivité. C'était pour elle la meilleure façon d'obtenir le remboursement des créances contractées par les contribuables allemands. Elle a pensé que tous les pays périphériques étaient irlandais ! Mauvaise - c'est un euphémisme - anticipation puisque ces violentes dévaluations internes ont plongé les pays en question dans des récessions plus profondes et plus longues que prévu. Dès lors, non seulement les consolidations budgétaires devenaient plus difficiles, mais la cohésion sociale et la croissance potentielle de ces pays étaient mises à mal.

Deuxième erreur : ne pas reconnaître la première

La deuxième erreur d'Angela Merkel, signe d'intransigeance, est de ne pas avoir réellement pris la mesure de cette première erreur et d'avoir exigé la poursuite de la même politique. Là encore, il faut reconnaître que des concessions ont été faites, notamment dans le domaine des taux exigés par le FESF et le MES et des calendriers de retour aux objectifs. Mais évidemment, ce ne sont là que des concessions minimes : l'essentiel de la logique de dévaluations internes est maintenu. En ne cessant de répéter, malgré l'évidence, qu'il n'existe pas d'opposition entre l'austérité et la croissance, le gouvernement allemand a incité les agents économiques à anticiper des années d'austérité. Aussi les consommateurs se gardent-ils bien de consommer et les investisseurs de s'engager en zone euro. Et la conjoncture ne peut, elle, que se dégrader. Donnant encore davantage tort à la logique allemande.

Troisième erreur : croire que l'Allemagne serait épargnée par la crise

Angela Merkel a commis une troisième erreur, cette fois marquée d'un certain « égoïsme. » Celui de croire que son propre pays pouvait échapper à la récession causée par les corrections en cours dans les pays périphériques. Et qu'ainsi, l'Allemagne pouvait « impunément » imposée la rigueur aux autres pays de la zone euro. Son argument était fondé sur ce raisonnement : l'essentiel de la croissance allemande se fait désormais en Asie. En continuant à vendre en Chine des biens d'équipement, l'Allemagne pouvait se soucier bien peu des déboires grecs ou même espagnols. L'ennui, c'est que ces déboires mêmes ont conduit à un ralentissement en Asie et à un rééquilibrage de la croissance chinoise vers des activités, comme le bâtiment, où les besoins en produits allemands sont moins importants. Par ailleurs, la crise européenne a effrayé les consommateurs allemands. Avec une croissance prévue de 0,4 % en 2013, l'Allemagne ne sera pas épargnée par la crise.

L'intransigeance de ces derniers mois

Aucune de ces trois erreurs n'a été reconnue par le gouvernement allemand. Bien au contraire, depuis quelques mois, la position allemande semble se durcir. Berlin a ainsi refusé, d'accord avec Londres, de donner plus de moyens au budget européen, a tenté de faire taire le débat entre croissance et austérité, semble refuser toute aide directe de la BCE aux PME des pays périphériques autant qu'une baisse des taux, et a imposé une contribution interne de Chypre à son propre sauvetage.

Pourquoi ? A la fois par « égoïsme» et par réalisme. Angela Merkel sait que l'intérêt de l'Allemagne est de demeurer dans la zone euro, parce qu'un retour au mark ruinerait sa compétitivité. Mais, à l'inverse, elle ne veut pas que un prix de l'euro réajusté la pénalise . Voilà pourquoi elle refuse toute solution « fédéraliste » qui socialiserait les dettes de la zone euro ou toute relance interne de l'Allemagne qui nuirait à sa compétitivité. Reste donc une seule solution : celle d'une Europe constituée de nations solidaires sous conditions. Cette solution présente un intérêt non négligeable pour Angela Merkel : celui de lui donner une position forte dans la campagne électorale.

Une stratégie électorale gagnante

Grâce à sa politique, la chancelière a réussi ce tour de force de faire à nouveau aimer l'euro aux Allemands. Parce que, précisément, ils pouvaient y voir un digne successeur du deutsche mark s'assurer que les autres pays devaient faire des efforts pour y avoir droit. Cette politique de l'euro au mérite permet à Angela Merkel de se distinguer des sociaux-démocrates très fédéralistes et des eurosceptiques. Elle ôtent à ces derniers un argument de poids en se présentant comme le défenseur le plus sûr des intérêts allemands en Europe par son intransigeance modérée. Et pour le moment, cette stratégie est gagnante sur le plan électoral. Même si, pendant ce temps, la zone euro perd du temps et risque de s'enfoncer dans la récession...Allemagne comprise.

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Commentaires 34
à écrit le 30/04/2013 à 13:32
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A Merkel represente surtout le peuple allemand qui ne veut pas payer pour les cigales europeennes...quoi de plus naturel...En France quand on demande de payer pour d autres francais ok mais avec l argent du voisin....alors l egoisme....????

le 30/04/2013 à 13:46
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Apparemment, tu connais pas les chiffres. Tout le monde paie, mais au pro-rata du PIB à peu près. Et l'Allemagne paie surtout lorsqu'elle a un intérêt direct pour payer, ou du moins lorsque les établissement financiers allemands, qui ne sont pas l'Et...

à écrit le 30/04/2013 à 12:55
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Merkl pratique surtout une politique de classe : baisse des revenus du prolétariat , avec les minis-jobs et compagnies, prospérité des classes dominantes avec le maintien de valeur de la monnaie et la défiscalisation. L'Allemagne est le pays où on co...

le 30/04/2013 à 13:52
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On est en train de s'apercevoir que les inégalités sont nécessaires au dynamisme des pays ! Ceci dit, on n'est pas obligé d'aller jusqu'à la situation chinoise où il y a plus de 80 milliardaires en dollars au parlement, et même un milliardaire au com...

à écrit le 30/04/2013 à 11:17
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l'article est très bon et très vrai , mais la chancelliere en a assez des critiques et a juste titre , son pays a du payer les erreurs de la RDA , puis elle finance a présent la gabegie des pays du sud de l'Europe , n'oublions pas que certains pays p...

à écrit le 30/04/2013 à 10:46
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" l' Euro c'est la paix" formule qui reste à vérifier dans la durée...

à écrit le 30/04/2013 à 10:31
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Quand on est caution de 120 milliards de plus en 5 ans pour des pays qui refusent toute économie véritable , on a de quoi devenir intransigeant !!! Soutenir la Grèce alors que cette dernière continuait de gonfler ses effectifs de fonctionnaires , c e...

à écrit le 30/04/2013 à 9:35
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La différence entre la France et L'Allemagne est avant de faire des choses, l'Allemagne a bien réfléchir son propre intérêt du pays, tandis que la France a pensé seulement l'intérêt du président. Pour former l'UE à 27 et la zone euro, le président fr...

à écrit le 30/04/2013 à 9:08
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Si l?Allemagne s'est impliquée dans le sauvetage des pays de la périphérie, c'est avant tout parce que les banques allemandes avaient prêté plus que de raison à ces pays. La réaction allemande n'est donc pas complétement désintéressée. Maintenant, An...

le 30/04/2013 à 13:49
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Il est vrai que c'est assez pesant d'entendre les responsables allemands faire la morale économique. Mais ce n'est pas du tout étonnant de la part du protestantisme allemand au pouvoir.

à écrit le 30/04/2013 à 8:55
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L'Allemagne a fait un effort considérable qu'aucun autre pays riche aurait fait, celui de sacrifier sa monnaie! C'est un pays ou le pragmatisme prévaut sur tous les états d'âme et autres gadgets bien français qui fige notre pays.

le 30/04/2013 à 14:41
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N'importe quoi

à écrit le 30/04/2013 à 1:41
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Espérons que, vu le résultat, le temps où l'Allemagne et la France se mettaient d'accord avant un sommet pour imposer leur solution aux autres soit révolu, parce-que c'est bien cela qui a conduit l'Europe au bord du précipice. Ces accords ont permis ...

le 30/04/2013 à 8:16
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Bien vu!

le 30/04/2013 à 8:58
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@déjà vu Excédent commercial de l'Allemagne, bien sur!, et c'est incontournable, puisque l'Allemagne est avant toute chose industrielle et principalement dans les biens d'équipement notamment des machines outils qui partent vers les pays en expansion...

à écrit le 29/04/2013 à 22:39
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Les fourmis sont égoïstes j en suis pas sur. Vous qui lisez des articles sur la tribune vous ne devez pas faire parti des cigales qui vivent à crédit Alors etes vous prêt à garantier les salaires des fonctionnaires inutile et du millefeuilles...

le 29/04/2013 à 23:05
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il faudrait que vous lisiez l'article jusqu'au bout...

à écrit le 29/04/2013 à 22:22
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Certes, l'Allemagne a aidé a la hauteur de sa part ces dernières années. Mais n'oublions pas qu'au début de la crise, les banques allemandes ont largement utilise les supports de la BCE. Et que l'Allemagne perdrait beaucoup a une dissolution de l'eur...

le 30/04/2013 à 0:56
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Désolé mais votre phrase " l'Allemagne, c'est d'acter comme une locomotive et d?arrêter de baser toute sa croissance sur la décroissance des autres, et donc de réduire ses excédents." c'est trop drôle. C'est un peu comme vouloir monter sur un montagn...

le 30/04/2013 à 9:48
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Je ne vous comprends pas. Ce n'est pas en se serrant la ceinture chacun son tour que l'on s'enrichira. On se dirige vers le niveau de vie de la Chine, au lieu de viser la Suisse. La productivité, ce n'est pas la baisse des salaires.

à écrit le 29/04/2013 à 22:09
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Et oui l'Allemagne n'a pas aidé ses partenaires, elle a donné des garanties, diluées dans celles octroyées par les autres, en espérant n'avoir jamais à avoir à les honorer, ces garanties (pas les autres...). Sur la polémique, je suis surpris de la le...

le 30/04/2013 à 8:18
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++1000

le 05/05/2013 à 22:37
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Truk, vous savez ce que ca veut dire de donner des garanties???? Si les grecs échouent les allemands vont devoir passer a la caisse et nous aussi d?ailleurs la France étant juste après l'Allemagne. Au lieu de faire le malin avec des post stupide pri...

à écrit le 29/04/2013 à 22:06
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Dévaluons l'euro. On s'achètera moins d'iphone et d'écrans plasma, on fera attention aux consommation d'énergie, notre économie sera plus compétitive. On n'en mourra pas bien au contraire.

à écrit le 29/04/2013 à 21:17
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Cet article semble contenir le résumé de la crise européenne, sinon mondiale. Monétiser des dettes, n'est-ce pas le vers dans le fruit ? et la cavalerie financière au fur et à mesure de l'aggravation perçue des situations ? Le reste des dispositions...

à écrit le 29/04/2013 à 20:46
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merkel? vous rigolez. elle a bien survécu le régime totalitaire de l'allemagne de l'est. elle va survivre l euro et toutes ces bêtises. elle n a pas d enfants et ne sait que penser à elle: sa réélection, sa retraite de chancelière. Les allemands? les...

le 30/04/2013 à 7:28
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@floppy :la boulangère vous l'aurez encore pour 5 ans sur l'estomac... il vous faudra beaucoup de pastis pour la digérer.... Par rapport à Merkel, Hollande parle de charcuterie (en Chine) mais il ne sait pas utiliser la farine. Floppy arretez de nous...

le 30/04/2013 à 8:19
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à floppy + UN !

à écrit le 29/04/2013 à 20:38
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Elle travaille pour les allemands et se fout des petits franzouzes, y compris ceux qui la soutiennent dans sa politique !

le 29/04/2013 à 23:12
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par contre, nous petits franzozes, nous achetons allemands, peut-être devrions-nous songer à diminuer nos achats de produits made in germany?

le 30/04/2013 à 7:00
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En FRANCE, il y a de moins en moins d'industrie, comment voulez-vous acheter français? Nos politiques ont voulu un pays de services, voila le résultat! Enfin, je ne pense pas que faire de la dette public soit une solution dans l'immédiat et pour les ...

à écrit le 29/04/2013 à 18:39
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Bon on va faire une loi " fin de la chasse aux pigeons" ... mais y a plus de pigeons! on m'aurait menti ? !

à écrit le 29/04/2013 à 18:24
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Pour être renverser la vapeur ... un magistral coup de pied au C.. pour Benoît HAMON afin de restaurer notre crédibilité ! Flamby c'est urgent !!!!!!!!!!!!!

à écrit le 29/04/2013 à 18:18
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lls ont bien de la patience les Allemands à supporter les boulets que sont les socialistes Français. J'ose faire un parallèle. Cela me rappelle une époque où dans notre entreprise certains syndicalistes fainéants accusaient les ouvriers assidus et bo...

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