« Le PGE est un sucre lent, 60% sont encore sur les comptes »
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Nathalie Bulckaert Gregoire, directrice du pôle Banque de développement régional de la Caisse d’Épargne du Languedoc-Roussillon.
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Nathalie Bulckaert Gregoire, directrice du pôle Banque de développement régional de la Caisse d’Épargne du Languedoc-Roussillon.
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Nathalie Bulckaert-Grégoire, jusqu'alors directrice des Marchés de la banque des décideurs pour la Caisse d'Épargne Loire-Centre en Région, vient de rejoindre la Caisse d'Épargne du Languedoc-Roussillon où elle est en charge du Pôle Banque de développement régional.
LA TRIBUNE - Quelles activités la Banque de développement régional englobe-t-elle ?
Nathalie Bulckaert-Grégoire - Elle adresse les marchés des acteurs économiques d'un territoire : les entreprises, l'économie sociale et solidaire, les institutionnels, le secteur public, le logement social, la promotion immobilière - constructeur et promoteurs - mais aussi les personnes protégées et leur mandataire. Nous nous inscrivons dans une volonté forte d'accompagnement des territoires, et aujourd'hui d'accompagnement du rebond de l'économie, par exemple le financement des projets autour de l'hydrogène, des énergies renouvelables, etc.
Comprend-elle aussi la banque privée, dédiée aux dirigeants d'entreprises ?
Non car la Banque privée est rattachée à la banque de détail. Mais la Banque privée adressant prioritairement les chefs d'entreprise, il y a des synergies fortes avec le Pôle Banque de développement régional. Car le dirigeant a la problématique de son entreprise mais aussi celle de la gestion de son patrimoine, de la transformation de son patrimoine professionnel en patrimoine privé, et il peut avoir besoin de conseil dans la construction ou la modification géographique du capital de l'entreprise.
Comment la Caisse d'Épargne a-t-elle accompagné les entreprises depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020 et quel bilan faites-vous à ce jour ?
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En phase d'urgence, nous avons voulu être proactifs sur les dispositifs d'aide et la force commerciale s'est largement mobilisée. Nous avons accordé 10.500 reports d'échéances de six mois dans les secteurs d'activité les plus impactés par la crise, et nous avons été la première banque sur le Languedoc-Roussillon à commercialiser le prêt garanti par l'État (PGE - ndlr). Nous en avons accordé 3.700 pour un montant total de 376 millions d'euros. Bien sûr, nous poursuivons jusqu'au 30 juin 2021, même si la demande est moindre qu'en mars 2020. A l'issue du premier confinement, il y a eu un tel rebond de l'économie que nous étions déjà en phase de construction d'un plan de relance. Nous avons fait preuve d'optimisme... Mais la deuxième phase de confinement a bloqué la mise en place de ce plan. L'objectif est de rester proactifs auprès de nos clients, et de les accompagner dans une réflexion pour tenir sur la durée, avec des mesures pour répondre à des problématiques sévères à venir.