Aéronautique : Assystem investit dans la formation pour garder ses ingénieurs

Sophie Arutunian
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1 700 personnes travaillent pour Assystem à Toulouse, quelle est l'activité de ce groupe, qui sont ses clients ?
Assystem est une société d'engineering et de conseil en innovation. Nous assistons nos clients dans toutes les phases de développement et de production d'un produit industriel complexe (R&D, test, qualification, production, vie en service du produit).
Nous sommes présents sur les domaines industriels de haute technologie : énergie (notamment nucléaire), automobile, aerospace, industrie et transports. Le site de Toulouse, spécialisé aerospace, est la branche la plus importante car elle représente plus d'un tiers du chiffre d'affaires du groupe (36%). Nos clients sont tous les clients du secteur de l'aéronautique et de la défense : Airbus et toutes ses filiales mais aussi Bombardier, Boeing, les motoristes tels que Rolls Royce, les équipementiers et sous-traitants.
Airbus représente quelle part de votre chiffre d'affaires ?
Airbus représente la plus grosse partie de notre activité, environ trois quarts. Nous avons la chance de travailler sur tous les programmes d'Airbus, notamment sur l'A350 qui est maintenant en phase de production. D'ailleurs, nous intervenons aujourd'hui davantage sur des phases de manufacturing, car l'enjeu pour Airbus, ce sont les montées en cadence. Nous intervenons beaucoup sur les tests et les contrôles qualité.
Étiez-vous préparés à la baisse des besoins en engineering due à l'absence de nouveaux programme chez Airbus ?
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Nous avons effectivement été confrontés à une baisse de la demande dans le domaine de l'engineering, et à une hausse de la demande dans le domaine du manufacturing. Nous avons la chance d'être référencé dans ces deux métiers, nous avons donc fait muter en quantité et en qualité les compétences engineering vers le manufacturing. Je pense que c'est notre avantage concurrentiel par rapport à nos confrères : notre positionnement nous permet d'intervenir sur l'ensemble des métiers du cycle de produit, ce qui n'est pas toujours le cas des autres entreprises du secteur. En R&D, nous avons de gros concurrents, en manufacturing aussi, mais très peu d'entre eux couvrent l'ensemble des métiers comme nous le faisons.
Sophie Arutunian