L'IAE de Toulouse devient TSM pour booster sa stratégie internationale
Jean-Christophe Magnenet
Jean-Christophe Magnenet
Fini l'IAE, place à TSM. L'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Toulouse change de nom ce mois-ci pour devenir la Toulouse school of management (TSM). Une évolution de marque et de sigle pour un établissement-phare de l'université Toulouse-1-Capitole, installé au coeur du centre-ville et qui compte tout de même 3000 étudiants.
Pour exemple, l'établissement suit une politique originale : bien qu'étant doté d'une école doctorale avec 70 étudiants financés, le nouveau TSM ne procède qu'à du recrutement exogène. "Nous souhaitons en effet que tous nos professeurs aient une expérience internationale. Un doctorant formé chez nous devra avoir exercé ailleurs avant d'espérer être recruté ici", détaille le dirigeant. Côté formation, tous ses départements proposent au moins un cursus 100% en anglais. L'enseignement des langues étrangères a été renforcé, tout comme l'internationalisation des programmes. Un bachelor en langue anglaise a été lancé cette année, et les partenariats européens ont été multipliés. Une stratégie avec des objectifs clairs :
Reconnu au niveau régional et national, l'ex-IAE a pour objectif d'acquérir une réelle stature internationale et compte s'ouvrir encore un peu plus vers l'Europe. Parmi ses atouts, notamment, un laboratoire de recherche labellisé comme unité mixte de recherche CNRS.
L'établissement affiche ainsi les même ambitions scientifiques que la Toulouse school of economics (TSE), autre composante de l'Arsenal, avec laquelle des liens très étroits sont revendiqués. "Nous nous inscrivons dans le même projet", clarifie son directeur. Les rapports sont d'une autre nature avec Toulouse business school (TBS), l'école supérieure de commerce de la ville rose. Créée en 1903 par la chambre de commerce et d'industrie, elle compte de son côté déjà 5 campus installés entre Toulouse, Paris, Barcelone, Casablanca et Londres, et bénéficie notamment de l'accréditation Equis, référence en Europe...
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TSM se positionne donc sur un marché où la concurrence est déjà très forte. pour compléter sa nouvelle marque, et signaler la qualité de son enseignement, l'établissement ambitionne d'obtenir lui aussi, d'ici trois ans, l'accréditation Equis. Son directeur se positionne également comme "un fervent défenseur des échanges entre écoles de management et grandes entreprises". Des conventions cadres existent déjà avec plusieurs grandes firmes régionales, comme Airbus ou Pierre Fabre et Hervé Penan compte sur sa stratégie internationale pour se renforcer vis-à-vis des entreprises. "Petites ou grandes sociétés, leurs métiers sont nécessairement aujourd'hui à dimension internationale, conclut le dirigeant. Notre offre doit leur permettre d'accompagner leur croissance."
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Jean-Christophe Magnenet